La vie et toutes ces sortes de choses

mardi 27 avril 2021

Pliée en deux comme une centenaire

Et voilà.

Ca faisait longtemps. Pourtant mes affaires étaient prêtes pour partir à vélo au bureau, où je n'ai pas été depuis plusieurs semaines, ce matin. Jour d'accueil de nouvelles collègues, chouette. Joie et trac de refaire un trajet long à vélo, un peu de peur de la fatigue mais surtout, SURTOUT, de l'excitation à l'idée de rouler en bord de Seine, cheveux et nez au vent.

Du coup réveil un peu plus tôt et tout allais bien jusqu'au lavage de dents. Depuis j'ai la sensation coup de poignard dans le dos et je me déplace comme une centenaire (ceux qui savent, savent).

Putain de lumbago.

J'avais bien réussi à le repousser dans le passé, celui là, à coups de longueurs en piscine, auxquelles se sont ajoutées ensuite les kilomètres à vélo.

Mais là, plus grand chose pour maintenir les muscles ainsi renforcés. Bref, le retour du lumbago.

J'en ai pleuré de douleur et de frustration, ce matin. Imaginez un peu. Dix bornes à vélo au petit matin, dix au retour dans la tiédeur de l'après-midi. Les thés partagés avec l'équipe. Le télétravail me convient bien, à part l'absence de vélotaf, mais quand même, une fois de temps en temps, c'est chouette de se voir...

Bref. Frustrée et douloureuse je suis.

Plus qu'à attendre que ça passe.

lundi 16 novembre 2020

Heureusement que Franck est là

Oui, heureusement que Franck est là. Parce que j'ai une petite tradition intérieure qui consiste à faire un billet à chaque mise à jour.

Et si Franck n'avait pas sorti la 2.18 ces jours-ci, je vous le dis tout net, ça serait silence radio.

Depuis plusieurs semaines de nouveau happée par le boulot, puis reconfinement, ce qui signifie comm de crise, ce qui signifie stress et zéro bande passante.

Et de nouveau la vie confinée, avec le rythme quotidien des allers-retours à l'école (sauf aujourd'hui, Lomalarchovitch était enrhumé et à sa grande joie, les enfants goutte au nez -toussotant ne sont pas pris à l'école !).

Du boulot largement de quoi s'occuper, la maison à faire tourner avec ses deux repas par jour à imaginer, réaliser, sortir à l'heure même quand on a une réunion juste avant, les machines qui s'enchaînent.

Et pour le temps libre besoin de vide, finalement. De calme absolu, de ralentir et souffler.

Alors c'est pas complètement le rythme de création littéraire effréné de cet été.

Mais comme finalement, tout va bien, tout n'est pas si grave.

Quoi qu'il en soit : merci Franck :)

mercredi 8 juillet 2020

En replay ce soir, nous vous proposons le conseil municipal

J'ai enfin pris le temps de regarder le replay du premier conseil municipal de la nouvelle mandature.

Alertée par ma voisine M. qui a trouvé le conseil dissipé, les élus maladroits, je m'attendais à un long pensum (et on ne va pas se mentir, les dépouillements sont parfois un peu longuets).

Quelques points m'ont particulièrement marquée, pour ce premier conseil.

L'émotion provoquée par ces nouveaux élus. Certains ont déjà eu des responsabilités politiques, d'autres jamais. Alors oui, il y a eu des cafouillages, en particulier sur le sens du port de l'écharpe. Les plus expérimentés sont secourablement venus prêter main forte aux novices.

Oui il aurait pu y avoir brief, répétition. Oui il est crucial que les élus s'appuient sur l'expérience des fonctionnaires de la mairie. Mais bon. La nouvelle majorité est diverse, politiquement mais aussi de genres, d'origines, de quartiers, d'âges.

C'est la "vraie vie", celle de nos quartiers populaires aussi, qui est sur la photo de groupe et c'est ce qui me reste de plus fort que les petites approximations à la tradition républicaine. Ils apprendront bien assez vite. Je suis moins sévère que ma voisine à ce sujet :)

La dissipation. Alors clairement, il y avait un coin en haut à gauche des gradins absolument enthousiaste et déchaîné. Résolument de parti pris, en particulier quand il s'agissait de montrer son soutien aux élus des quartiers populaires. Ils ont été régulièrement rappelés à l'ordre mais n'ont pas pu se contenir plus de quelques minutes à la fois.

J'ai commencé à hausser le sourcil. Du grain à moudre pour l'opposition, dont les soutiens ont été plus discrets (peut-être absents, ou moins bruyants). Plus "convenables" au regard de la tradition.

Et puis au fur et à mesure du déroulement je me suis demandé si malgré tout, il ne fallait pas en retenir un formidable enthousiasme des jeunes de Colombes pour la politique locale, après l'avoir boudée si longtemps.

S'il ne faut pas non plus se regarder en face et se dire qu'après les avoir si souvent exclus et méprisés des discussions, on peut vraiment leur reprocher de ne pas maîtriser les codes de ceux qui se sont appliqués à ne pas les partager. S'il ne fallait pas que la république s'adapte aussi un peu à eux et pas seulement l'inverse, ce qui ne nous a pas vraiment réussi jusqu'à présent. Si ça n'était pas ça aussi, la démocratie (?)

Le seul reproche réel que je forme est l'absence totale de respect des gestes barrières pendant le conseil. Joie, certes, mais exemplarité surtout. J'espère que pour le conseil de ce soir le message aura été passé. Il sera d'autant plus facile de demander aux gens d'adhérer à certains comportement qu'ils verront leurs représentants le faire.

Et enfin, je retiens l'immense popularité, me semble-t-il justifiée, de Fatoumata Sow. Elle n'en est pas à son premier mandat et est connue pour son implication et sa facilité d'accès. Et il me semble qu'elle a tout ce qu'il faut pour être la prochaine femme maire de Colombes.[1].

Ce soir, attribution des délégations et budgets au programme. Stay tuned ! (Non je ne vais pas bloguer exclusivement sur notre actualité municipale, voyons !)

Note

[1] Ce qui ferait probablement bouffer son chapeaux à quelques uns, mais bon

mardi 30 juin 2020

Colombes, vert, rose, rouge

Dimanche soir, la ville où j'habite a changé de maire.

La liste qui l'a emportée est une alliance d'Europe Ecologie Les Verts et de partis de gauche (PS, PCF, et leurs descendants naturels, plus ou moins), pour simplifier.

Joie. Immense. Soulagement.

Ces six dernières années ont été dures, surtout quand on est pas du bon côté du pognon (assis(e) dessus).

Et pourtant dès dimanche soir des complaintes. Ils sont ceci, ils ne feront pas cela, ils sont comme-ci et on connaît celui-là. Moi-même je n'étais pas du tout d'accord avec notre nouveau maire sur la position d'EELV aux européennes.

Et oui, il y aura des moments où on ne sera pas d'accord, des moments où on se sentira trahis, peut-être. Des moments où les choix faits ne rencontreront pas nos envies ou nos besoins.

Mais, s'il vous plaît, laissez moi me réjouir quelques heures du fait que notre ville ne soit plus placée sous le signe de l'agressivité, de la violence (rappelons qu'un élu a collé une baffe à une opposante, pourtant de la même famille politique, en pleine campagne et surtout en plein buffet des anciens, en toute impunité).

Laisser moi espérer que l'école de mon fils sera VRAIMENT refaite pendant ce mandat parce que les mômes du quartier en ont bien besoin, leurs enseignants aussi.

Laissez-moi quelques minutes rêver aux circulations dans la ville, en les souhaitant plus douces, moins polluantes. Laissez-moi rêver que même imparfaits, nous irons dans une direction moins haineuse, plus solidaire.

Juste quelques jours. Au moins jusqu'à preuve du contraire.

mercredi 13 mai 2020

Les chats, ça sert à rien

Quand je pense que Moukmouk passe son temps à harceler les humains chez qui vivent les chats, en les traitant de meurtriers (les chats, pas leurs humains).

Quand je pense qu'il ose déclarer à qui veut l'entendre que les chats sont des tueurs d'oiseaux, des massacreurs rageux qui dépeuplent nos cieux et nos arbres et brisent l'équilibre naturel des populations.

On voit bien qu'il n'y connaît rien en chats, Moukmouk.

La preuve.

Ce matin, vers 6h30, un gros con de pigeon a atterri comme une barrique bourrée de l'autre côté du volet métallique de notre chambre. La fenêtre ouverte et donc sans la magie du double vitrage, c'était aussi discret que le bruit des scooters sur les trottoirs au petit matin.

Puis ce con de pigeon s'est mit à produire des sons graves, assez peu mélodieux et surtout très répétitifs pendant un moment qui m'a semblé interminable.

UselessCats.jpg, mai 2020Pendant ce temps, nos chats, décoratifs jusque dans le sommeil, s'appliquaient à ce qu'aucun de mes pieds n'ait froid en ce petit matin frisquet.

Ont-ils bougé ne serait-ce qu'un bout d'oreille ? Une vibrisse ? RIEN !

Le repos total, l'indifférence caractérisée. Même le rouquin qui pousse des cris de chèvre bégayante quand il voit passer un oiseau à 2 kms. Là un gros piaf bourré à moins de 3 mètres ? RIEN vous dis-je. Pas un miaulement d'avertissement, pas un feulement ou un crachement destiné à terroriser l'oiseau.

Fort heureusement Noé s'est levé pour remplacer les chats (enfin il n'a ni craché ni hérissé son poil ni remué quoi que ce soit dans une attitude prédatrice, il a juste fait du bruit pour faire peur au gros con de pigeon).

Le pire c'est quand le réveil a sonné et que les deux couillons ont pris l'air offusqué de qui a faim et espère bien qu'il y aura des croquettes fraîches dans sa gamelle.