Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

jeudi 7 février 2013

7 février : icastique

Nous devisions avec mon père sur les 366 obsolètes, qu'il trouvait rigolos et inutiles[1].

Mais outre apprendre de vieux mots, parfois, ils ne sont pas si inutiles : celui du jour m'a servi à clouer le bec à une collègue.

Elle, avec qui je partage prénom et initiale de nom de famille, déclare sur le mode plaisantin que pour nous distinguer, il suffit de se souvenir qu'elle est "princesse" et moi "décalée".

Je lui ai rétorqué que c'était mon côté icastique[2], que je n'avais pas besoin de faire croire à ma princessitude pour qu'on me trouve de l'intérêt.

Et toc et paf !

Notes

[1] ce qui est chouette, la vie n'est pas assez pleine de choses rigolotes et inutiles

[2] Naturel, sans déguisement, sans embellissement

mercredi 6 février 2013

6 février : faconde

Nouzôtres, les bavards de la comm', on a tenté de leur communiquer notre faconde [1], notre tchatche et notre façon de raconter l'histoire, afin qu'ils transmettent l'énergie aux visiteurs.

Ils nous ont moqués, un peu dénigrés, rapport au fait que c'est leur métier, tout ça.

Et depuis hier je les regarde, patauds, pas dans le bon niveau de langage ni de fringues, se la raconter à eux.

Soupir.

On ne fait pas des métiers faciles, moi je vous le dis.

Note

[1] Facilité à parler, fécondité de paroles

mardi 5 février 2013

5 février : rapetassage

C'est pas peu dire qu'on l'a rapetassé [1], ce texte-ci.

Juste moi, je dois en être à 17 ou 18 relectures (les 10 dernières étant les plus inefficaces, comme chacun sait). Et on est au moins 3 à avoir fait de même, sans parler de l'agence qui aurait dû produire, dès le début, un texte utilisable.

Mais ça y est. On va ouvrir le salon, où pour une fois je ne viens que par curiosité et par petites périodes, et je le tiens en main.

Le dossier de presse du nouveau machin trop bien qu'on va tenter de vendre.

C'est pas dommage.

Note

[1] corrections successives dans un texte

lundi 4 février 2013

Parfois un peu trop remontée

L'autre jour, j'ai donc acheté un billet d'avion pour deux.

J'ai payé avec ma carte et rempli la case passager numéro 1 avec mon nom.

Pour autant, le dossier de réservation (puis celui de réclamation, d'ailleurs), apparaissent au nom de mon Enchanteur.

Outrée, étais, d'autant qu'un peu en rogne contre d'autres instances qui ont tendance à raccourcir Mme et M. en Monsieur.

Vénère, quoi.

Comme j'avais la compagnie au téléphone pour cette affaire de réclamation (dont au sujet de laquelle nous avons obtenu gain de cause, soit dit en passant), je leur faisais part de mon agacement.

La dame du téléphone a pris son air le plus pincé pour me dire que chez eux, les dossiers sortaient au nom de la première personne enregistrée comme passager... dans l'ordre alphabétique.

Et pan dans les dents, range ton féminisme et fais pas chier, cocotte, ai-je eu l'impression d'entendre.

La question se pose encore dans ma tête : mais pourquoi l'ordre alphabétique pour ce genre de billets ?

Bref.

On r'passera.