Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mardi 31 mai 2016

Au milieu du rhume coule une rivière de morve

Comme toutes les trois semaines environ, Lomalarchovitch a le nez qui coule.

Ça fait partie de la joie des premières années et des contacts avec les copains-copines qui eux-mêmes...

Pas de quoi en faire un billet, pas plus du fait qu'hier, nous l'avons mis au lit un petit peu fiévreux.

Et ce matin il s'est levé (tôt) et... chougnasse.

Notre fils.

Chougnasse.

Je vous avoue que j'ai commencé à m'inquiéter sérieusement. Ce petit bonhomme toujours content et quand il ne l'est pas, de façon tellement fugitive qu'on a pas le temps de réagir avant que le sourire ne lui revienne.

Il était râleur, pas content, pleurnichard.

Tout juste sorti de sous la couette, il était un peu tôt pour évaluer sa température.

Et puis on s'est souvenus qu'à la halte-jeux, il avait peu goûté (phénomène qui fera sans doute la une de la gazette pendant plusieurs semaines, étant donné qu'ils s'extasient en continu sur son appétit, semblant indiquer qu'il a BEAUCOUP mangé, alors qu'ils nous le rendent affamé. On y peut rien, c'est le fils de son père, lui même fils de son père, ils ont le coup de fourchette spectaculaire. Et un métabolisme qui me rend jalouse).

Hier soir non plus, il n'avait pas mangé des tonnes.

Alors on lui a donné à manger.

Retour à l'humeur souriante qui lui est naturelle.

Soulagement parental.

Petit bonheur à voir cet ogrillon joli retrouver sa joie de vivre.

lundi 30 mai 2016

Est-ce que c'est un paradoxe ?

Je ne sais pas si c'est un paradoxe, cette dualité que je porte, ou bien si ce sont les autres qui amalgament ?

Ok, ok, j'ai la carrure, psychologiquement (et physiquement :p ) pour prendre sur mes épaules, pour organiser, prendre en charge. Faire la tour de contrôle, distribuer le job.

Prendre les décisions, piloter leur mise en œuvre.

Mais est-ce que ça veut dire que c'est OK pour moi d'être la seule "en charge" ? Ben non.

Ces derniers temps, il a fallu ajuster du budget et du plan de carrière, à la maison.

Alors oui pour optimiser, proposer, donner des idées, je suis là, pas de problème.

Mais depuis, encore plus que d'habitude, je me sens seule adulte à devoir vérifier où en est chacun, qui fait quoi, on sera ok pour le délai, et puis pour le mois prochain, comment ça va marcher ? On fait un point budget ce week-end ? Hey, on avait dit qu'on faisait un point budget, ce week-end. Et puis pour l'inscription à la cantine, tu auras les pièces ? C'est sûr ? Tu n'oublies pas d'y aller ?

Ça use, d'être l'adulte responsable. Même si j'y trouve du confort (une vague sensation de contrôler les possibles dérapages), et quelque chose qui me dit que je suis cap.

J'ai envie, aussi, qu'on s'occupe de moi, de mes creux, de mes états d'âme.

Qu'on s'inquiète de comment je vis, comment je le vis.

Et puis oui, techniquement, éthiquement, politiquement, je trouve que la fête des mères, c'est bof, mais que c'est quand même sympa un dessin. La grande a oublié (et m'a offert des smileys coeur sur hangouts pour se faire pardonner), le petit ne peut pas y penser, c'est en m'entendant en parler au téléphone avec mon père que son père s'est dit que...

Bref. On peut être gérer et avoir envie d'avoir un peu de soutien moral, de l'amour. De l'empathie.

Je ne doute pas qu'une partie des troupes en éprouve, en revanche pour l'exprimer, ils ne sont pas au top. Et pour saisir les perches non plus.

Alors je déprime un peu, entre le petit qui est en mode "j'ai presque deux ans", inusable pile dans la couche, la grande qui expérimente la pré adolescence, le genou toujours douloureux, le boulot éreintant, l'école qui a toujours plus besoin des parents d'élèves pour tout et n'importe quoi et l'autre adulte de la famille qui ne voit même pas que j'en chie. Et que j'aimerais bien, parfois, ne pas être la seule adulte en charge.

Ça va passer, je sais, je sais. Et puis la grande, quand même, sait voir et aider. Et puis l'autre adulte a appris à prendre des choses en charge. Et puis un jour je pourrais prendre du temps pour moi seule et reprendre mon souffle.

Mais là, le H24 sur la brèche, j'avoue, j'en peux un peu plus du tout.

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mercredi 25 mai 2016

Air Beach Boys

J'ai commencé la journée assise par terre, sur le tapis, avec mon fils, à faire un concert de Air Beach Boys.

Moi jouant sur une guitare faite (par lui) en méga blocks, lui chantant dans sa lampe-de-poche-micro.

Niveau bonheur, la suite de la journée risque d'avoir du mal à s'aligner.

C'était trop bien.

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mardi 24 mai 2016

De l'énergie nécessaire

Or donc, il me restait un jour de congé à prendre avant la fin mai, et je m'étais dit qu'un lundi de repos après le week-end d'anniversaire de ma fille ne serait pas de trop.

Il faut dire, entre la fête elle-même (heureusement, il a fait environ bon et on a pu sortir les six trolls pour un spectacle théâtre et danse de plein air) et la pyjama party qui a suivi (quatre enfants sous notre toit jusqu'au dimanche fin de matinée) c'était déjà dense.

Et puis Lomalarchovitch était surexcité par le fait d'avoir ses frère et sœur, en plus d'avoir un nouvel achievement en cours de déblocage, il est de nouveau au taquet, fier de ses bravades et sourd partiel à la voix parentale.

Me voici donc lundi, en comité d'enfants restreint, à me dire que ouf, on peut souffler. Sauf, donc, que Lomalarchovitch était toujours au taquet, aggravé par le fait qu'il pleuvait comme vache qui pisse et qu'on était confinés dans une pièce pour laisser la femme de ménage travailler à peu près tranquille.

A l'heure de la sieste, appel de l'école, ma fille était malade. Il a fallu évaluer à distance, temporiser parce que j'étais seule à la maison [1] avec un bébé qui dort, donc pas possible de sortir en le laissant et préférable de ne pas le réveiller.

De façon opportune, ledit bébé a décidé d'écourter sa sieste est je l'ai emmené récupérer sa soeur.

Du coup j'ai passé la fin de journée avec un bébé chiant ET épuisé DONC encore plus chiant, et une gamine qui, en fait, allait parfaitement bien, mais a trouvé sympa de nous faire son numéro d'ado rebelle et drama queen parce que je l'ai forcée à se couvrir avant d'aller sous la pluie[2].

Bref, une journée bien tendue du slip comme on aime et qui m'a fait apprécier le calme relatif du trajet en voiture pour aller au boulot ce matin. Oui, dans les bouchons et parmi les conducteurs fous furieux, j'ai apprécié le calme.

Côté bonheur : j'étais pas au bureau :ppp

Notes

[1] pour une raison que je n'évoquerai pas ici mais plutôt là

[2] en revanche, j'ai prévenu son père qu'elle a cherché à apitoyer et il lui en a mis une deuxième couche. Elle a, paraît-il, passé la soirée à bouder CHEZ LUI, ce qui est moins désagréable que de bouder CHEZ MOI.