La vie et toutes ces sortes de choses

mardi 17 septembre 2013

Tric'all around the world

Quand je pense qu'il y a un an, je cherchais un passe-temps qui fasse travailler un peu mes bras pour lutter contre un TMS ! Et puis un matin comme ça, je m'étais réveillée ou quasi en me disant "il FAUT que je tricote".

Depuis je me suis lancée, j'ai raté des trucs, réussi d'autres, fabriqué un nombre considérable de pulls. Suivi des patrons, extrapolé d'autres à partir de choses que j'avais et qui me plaisaient. Ma liste de projets à venir[1] est longue comme le bras.[2]

Le dernier achevé en date. Il a fait 2.500 kms avec nous cet été sans avancer d'une maille. Délicatement enveloppé, avec le devant déjà prêt, le dos un tiers accompli, de la pelote en veux-tu en voilà.

Et rien, nada, que tchi. Pas la tête à ça.

En rentrant, un peu vexée, j'ai mis un coup de collier et le voilà fini (je n'arrive pas à trouver les bonnes circonstances pour que vous le voyiez en photo cousu et sur moi, donc le voici juste avant.

PullBleu.jpg

Il est très inspiré d'un pull que j'aime bien mais qui donne des signes de faiblesse et a les manches trop longues. J'ai donc pris les mesures et adapté à ma sauce, avec un très joli coton de chez Drops (celui aux propriétés tournantes qui nous étonne tant avec Luckyslug).

Ça a donné donc un truc aussi précis et chiadé que ça.

Patronpullbleu.jpg

Pour être honnête, à force de vouloir faire des manches plus courtes, elles sont un chouïa trop courtes et j'ai une couture à refaire, mais quand même, je le porte avec plaisir et fierté.

Ça a un côté vraiment chouette, de se faire le vêtement dont on a envie.

Notes

[1] le cadeau de bébé Florence en cours, puis une surprise pour ma petite E. toulousaine, puis nos sets de bonnets / cols de l'hiver pour l'Enchanteur et moi, l'adaptation du pull de l'Enchanteur en version dix ans et en rouge pour le Lutin, un gilet copié sur celui dont elle aime la forme mais pas la couleur pour Cro-Mignonne, un pull en coton pour ma Maman

[2] à propos Maman, si tu passes par là, j'attends ce que tu sais. Merci :))

mardi 10 septembre 2013

Garnements mal élevés

Au cas où ça ne transparaîtrait pas complètement, nous formons au sein de l'équipe une bande de renégats rigolards et parfois mal élevés.

Du genre que d'aucuns se battent pour avoir en réunion parce que nous, au moins, on bosse vite et bien ET en rigolant.

Le problème de la potacherie, c'est que ça vire à l'escalade et à la surenchère. Pour le meilleur et parfois pour le pire.

C'est ainsi qu'un jour, l'une d'entre nous ayant fait sécession pour le déjeuner, en guise de "rho tu nous manques", nous lui avons envoyé une photo pleine de doigts tendus. Bouhhhh. Vulgaire, grossier, pas bien, pas beau.

Nonobstant ce constat, nous nous sommes entêtés et c'est ainsi que désormais, la tradition fait que les absents [1] reçoivent systématiquement la photo des majeurs de ceux qui sont à table (oui oui, j'en ai reçu 4 pendant les vacances).

C'est donc vulgaire, grossier, pas bien, pas beau, mais ça nous fait rire comme des baleines adolescentes et vous savez les bienfaits du rire sur l'organisme, non ?

FINGERS.jpg

Note

[1] qui ont toujours tort, c'est bien connu

mardi 3 septembre 2013

Petit blues de rentrée

C'est donc la rentrée.

Fini les jours à trouver de l'enfant sauvage en plein jeu dès le retour à la maison. Il faudra désormais se plier aux horaires, aux jours, et à l'état de la route.

Les jours raccourcissent comme des rangs[1]. J'ai l'impression qu'on a tellement attendu, manqué de soleil, de lumière cette année que la perspective de la nuit tombée, de l'automne, me donne des impressions de fin du monde. Souhaitons le beau, l'automne.

Et puis un je ne sais quoi de manque de joie qui s'accroche parfois aux basques pour un rien. Un "bises" qui n'est pas en bas d'un mail, un film un peu triste qui se greffe au fil des pas de la journée, une ambiance qui pèse un peu, un rien.

Un seul remède à ça, une cure d'hilarité. Peut-être un concours de rires ce soir, à table ?

Note

[1] nan rien, laissez tomber, c'est une blague de tricoteuse

lundi 2 septembre 2013

Plus un

Hier c'était un jour de "+ 1" pour moi. Un jour à plein de coups de fils et sms, mots gentils et twitts câlins. Un jour à bisous en rab des enfants et à douceurs.

Un jour à plein de cadeaux.

Un jour à plein d'heures libres à savourer.

C'était doux.

Si la vie qui passe n'est pas toujours sereine, pour le moment, elle est aussi l'occasion de moments si doux que je me fais bien au défilement des années. Sans doute qu'elles ne sont pas encore assez pesantes pour me faire sentir, vraiment, leur poids, leurs contraintes. Pour l'essentiel, tant de choses sont encore à venir, possibles.

Je m'épingle cette pensée pour les jours plus moroses.

mercredi 28 août 2013

25 ans, putain, 25 !!

Ce matin déjà passablement bougonne au volant de mon automobile, j'entendais parler du énième régime de réforme des retraites.

Après une looooongue explication du principe du trimestre supplémentaire tous les chais plus combien de temps, le journaliste rapporteur annonçait triomphalement que pour les natifs de 1973 (et suivantes), le nombre d'années à accomplir serait de 43[1].

43.

Longues.

Années.

En estimant que j'ai dû commencer à cotiser autour de 20 ans (à la louche), il m'en resterait 25 à faire.

Perspective singulière. Non parce que moi, mon boulot, techniquement, je l'aime. C'est juste ce qui va autour qui pose parfois soucis.

La vie dans une entreprise privée, de nos jours, ça peut ressembler pas mal à une succession de secouages de cocotier pour ne garder que ceux qui sont bien accrochés.

Et quand vous vous tenez fort à la noix de coco, probablement, un jour on vous dira que vous êtes trop vieux, ou trop cher, ou pas assez ceci ou cela.

Dans mon job j'ai de la chance : l'emballage est plutôt soigné.

Il n'en reste pas moins que 25 ans ??[2] Pfiou.

Parfois je me dis que c'est la forme moderne du travail qui faudrait réformer. ♪ ♫ You can say, I'm a dreamer ♫ ♪ et toutes ces sortes de choses.

Mais quand même.

Même en aimant son job à l'emballage plutôt soigné, je ne suis pas sûre que ça me fasse envie. (La question de ne pas avoir le choix étant, par ailleurs, tout à fait essentielle dans le principe de réalité).

Notes

[1] c'est là qu'on voit la différence entre un geek et un énarque, même pas foutu de faire un beau 42 qui nous aurait fait marrer

[2] à supposer que la réforme d'après les réformateurs n'abolisse pas simplement la retraite