La vie et toutes ces sortes de choses

lundi 6 janvier 2014

Et mes chaussettes, rouges et jaunes à p'tits pois

Comme tous les vrais grands paresseux, à problème donné, je conçois généralement une solution destinée à me simplifier la vie.

En l'occurrence les chaussettes orphelines. J'ai été presque épargnée par ce fléau pendant des années, mais le fait est qu'avec la multiplication des pieds dans cette maison et le secours d'un intervenant lessive régulier, nous avons sombré corps et âme dans la détresse des nombreuses chaussettes orphelines.

Hélas.

Mise au point d'un stratagème, donc. Qui consiste à accrocher, avec des pinces à linge, des filets à linge (contenance 1kg, fermeture éclair pour) à l'intérieur du sac à linge sale. Deux filets pour le clair, deux filets pour le foncé, afin de garder un filet dispo quand l'autre se fait laver. Il suffit donc aux possesseurs de chaussettes sales de les déposer dans le filet clair ou foncé qui correspond à la couleur de leurs chaussettes, par paire.

Pour peu de ne pas oublier de les fermer avant de les mettre à la machine, il ne reste plus qu'à mettre dans les paniers des destinataires de linge propre concerné et hop !

Ça frôle le génie, non ?

Pour autant, j'ai constaté en prenant mon bain hier que d'aucuns, que je ne citerai pas nominativement, jouent contre le bon sens et la facilité.

Je me laissais aller à une douce rêverie dans l'eau chaude, profitant d'un moment de délassement, quand j'ai vu...

... vous ne le croirez jamais...

... des chaussettes posées en vrac en plein milieu du linge, alors que deux filets ouverts et disponibles leur ouvraient les bras (si j'ose dire) !!!!

Sabotage !

lundi 2 décembre 2013

Reprise de la vie normale

J'étais malade, comme un chien, la semaine dernière, et entre les jours "rentrée plus tôt" et ceux carrément assignée au lit par le docteur, je n'ai pas beaucoup travaillé.

Compliqué de reprendre le chemin ce matin. D'abord parce que je tousse encore beaucoup, que ça m'épuise et que ça ma vide, et puis à force de tousser je me suis fait mal, de ci, de là, j'ai plus envie qu'on me plaigne que de retrouver les bizarreries de bureau.

Le fait est, mon fauteuil y est favorable à la hanche douloureuse.

Mais la position assise néfaste à ma toux.

Rien ne sera jamais parfait en ce bas monde.

Et surtout, mettre les pieds dans un échange de mails de "oui mais c'est pas moi qui m'en occupe", bon sang de bois. Mais BON SANG DE BOIS. C'était mieux sous la couette, même si je n'y suis pour rien et obligée de rien sur ce sujet, leurs absurdités institutionnalisées m'ont déjà épuisée.

Ça sera mieux demain, on va dire.

mercredi 20 novembre 2013

Des bruits

Depuis hier c'est bizarre, l'ambiance urbaine.

J'assistais à une conférence, tôt le matin, dans un quartier chic parisien. Des fourgonnettes de flics partout, ambiance de traque.

Hier soir match. Non, pas celui qu'on a pas regardé. Celui que l'Algérie a gagné et qui a fait rugir de joie une partie de notre immeuble. Dans cette liesse, quelque chose d'inquiétant, aussi. Ça promet pour dans quelques mois.

Cette nuit, boum. Bruit de (forte) détonation. Puis quelques autres, moins fortes. Puis plus rien, le silence de la nuit.

Ce matin en sortant je cherchais trace de ce qui s'était passé, rien de visible, jusqu'à arriver à ma voiture et voir, en face, un peu à gauche, une fourgonnette et une voiture brûlées. Pourquoi, comment, on ne saura pas, mais ça n'est pas fréquent, par chez nous. Du coup du point d'interrogation en rafale.

Vivement rentrer, s'enfoncer sous la couette, se mettre à l'abri du chaos du monde, tiens.

mardi 12 novembre 2013

Effet Vache qui Rit sur l'état du monde

Je ne sais pas si c'est le trop plein, issu des douze mois derniers. La haine sociale, la haine familiale, toutes ces choses qu'on a prises de plein fouet et qui font que je n'en peux plus.

Mais là j'en ai marre.

Non seulement toute la journée on constate que le monde n'est pas celui qu'on voudrait. Mais en plus, ceux qui sembleraient être nos camarades d'indignation nous font passer une sorte de casting Vache qui Rit impitoyable. On a les idées mais pas pour les bonnes raisons. Ou alors on ne devrait pas d'avoir d'avis si. Ou alors si, justement, il faudrait avoir un avis sur ça, et le bon, de préférence. Ça me rappelle ces vieilles blagues soixante-huitardes : deux trotskystes ça fait un mouvement, avec un troisième ça fait une faction dissidente, ou quelque chose du genre.

Tes principes intéressent pour ceci, mais si tu en as d'autres qui contrarient, alors là, t'es plus qu'un(e) empêcheur/se de militer en rond.

J'ai l'impression qu'il n'y a souvent qu'un très petit pas entre intelligence collective et moutonnisme. Et qu'il se passe plus de temps à pointer la poutre dans l’œil du copain que de la foutre dans la tronche de ceux qui en auraient bien besoin.

J'en ai marre de ça, j'ai besoin de croire qu'on peut faire des choses à plusieurs sans que ça vire à celui qui a la plus grosse (voix) ou le plus gros (égo), et qu'il ne reste qu'à bêler derrière pour dire qu'on fait partie du chœur.

Triste monde. On est jamais mieux déçus que par ceux qui nous ressemblent le plus, sans doute.