La vie et toutes ces sortes de choses

jeudi 13 février 2014

Grand jeu "Dans la salle de bains"

Saurez-vous retrouver d'où est extraite cette scène d'anthologie ?

---

Elle entre dans la salle de bains, ferme la bonde de la baignoire, fait couler de l'eau et verse du bain moussant.

Quelques minutes après, elle entre, chargée du poids de la fatigue, dans la baignoire, et s'y assied.

De tout son considérable poids.

Et ressent immédiatement une sensation d'inconfort majeur.

Elle se relève, lourdement, se saisit du tapis de douche (transparent), et confirme d'un regard que ce dernier était posé ventouses vers le plafond.

Elle le retourne, s'installe finalement, se sèche les mains, prend un bouquin.

Il entre, équipé de quelques questions sur la question des œufs brouillés.

Elle lui demande : "c'est toi qui a remis le tapis de baignoire à l'envers".

Il part dans un fou rire homérique. Du genre qui vous fait couler les larmes des yeux, du genre qui fait mal aux mâchoires et aux abdos, du genre dont on ne sort pas avant quelques minutes.

Elle rit aussi, de la même manière. Doit poser son livre pour le protéger de conséquences fâcheuses.

Et dans un hoquet, lui, qui est pourtant connu comme étant un homme à gros QI (comme quoi en avoir un gros ne fait pas tout), intelligent, sensible et attentionné en plus d'être beau, de dire...

...

...

...

"Je ne comprenais pas pourquoi il ne tenait pas au fond".

---

Il s'agit donc :

Réponse A : d'un extrait inoubliable d'Hélène et les garçons
Réponse B : d'un extrait du DVD mémorable "Les Bricol' Girls"
Réponse C : d'un extrait d'une sitcom à écrire : "Les aventures de Sacrip'Anne et de son Enchanteur - le retour des blonds""
Réponse D : d'un extrait des "Confessions" de Jean-Jacques Rousseau.

A vous de jouer !

lundi 3 février 2014

Faire sauter les verrous

La camarade Kozlika fomente une action militante contre les cadenas sous le pont des Arts, comme elle l'a publiquement indiqué ce week-end.

Kdnas.jpg

Outre la Brigade du Bon Goût dont elle se revendique (à juste titre, quelles verrues immondes que ces machins en ferraille à l'infini), son action me semble manquer un peu d'ambition pour les raisons suivantes :

- le pont des Arts est loin d'être le seul à nettoyer (la preuve, on en a vu jusque sur une passerelle Londonienne !)

- le message lui-même mérite un peu de pédagogie.

Car, messieurs et dames, appariés dans l'ordre que vous voulez, jeunes tourtereaux qui enlaidissez nos ponts (et chaussées ?) de vos cadenas, en gage d'un amour éternel autant qu'infini... êtes-vous sûr qu'il s'agit du symbole qui convient ???

Mettre votre amour sous clé, bien fermé verrouillé, vous paraît-il être LE souhait que vous voulez faire pour votre histoire d'amour ?

Vous enchaîner à l'autre par la contrainte et non choisir le cheminement conjoint délibéré vous semble un bon augure ?

Allons.

Soyons raisonnables, jeunes gens. Allez rouvrir vos cadenas dans la promesse d'aider l'autre à être lui et l'envie de l'aimer comme tel. Ne soyez pas de ces gens qui manipulent, forcent, aiment l'autre pour ce qu'ils voudraient qu'il soit au lieu de ce qu'il est. Ne soyez pas de ceux qui forcent à entrer dans votre système au détriment de qui est l'autre.

Regardez-le, détachez votre cadenas (et servez-vous en pour un truc vraiment utile), et promettez-vous d'essayer de vous aimer tous les jours...

...

...

... sinon on arrive avec les meuleuses. :D

jeudi 23 janvier 2014

Amour, gloire et beauté, ma vie fascinante (au marketing)

Alors vous vous souvenez de ce billet sur le papier décalé que j'avais fait pour le journal interne ?

L'histoire a une suite !!!

Le papier a fait rigoler les sans-grade de mon genre. Puis quelques chefs de bas rang. Puis notre chef de haut rang. Mais pas trop à la toute nouvelle DRH qui visiblement s'est posé quelques questions sur la personne qui pouvait avoir l'idée saugrenue d'écrire un truc pareil. Et a découvert à l'occasion où elle était tombée.

Alors mon grand chef, (il est chef du chef de ma chef, c'est dire) est allé causer à la DRH et, au prix d'un changement de titre [1], a fait en sorte que ça passe, sans toucher une virgule.

Depuis quelques jours qu'il est sur les bureaux, un défilé de gens viennent me demander si c'est moi qui ai bien commis et me dire qu'ils ont bien ri, et qu'en même temps ils ont compris ce qu'on faisait. Enfin il reste un bon 80 % de la boîte qui pense qu'on est payés à coller des gommettes à paillettes, mais...

Même le chef de ma chef est venu dire qu'il avait ri, et vu son grand sérieux, son approbation m'est délice.

Plus qu'à retourner faire mon VRAI travail, maintenant. Mais c'est chouette une bonne surprise comme ça de temps en temps !

Note

[1] et tant pis pour ceux qui auraient ri au clin d'oeil

lundi 20 janvier 2014

Une année en cartes

Vous voyez, parfois, passer par ici ou par là des commentaires de Clara.

Qui, en dehors du fait que j'aime bien Clara, me font toujours un supplément de doux car son pseudo est le prénom de quelqu'un qui m'est très cher :)

Depuis plusieurs mois, Clara (la grande, donc), qui fait déjà de bien belles photos, a lancé un service de cartes postales. Vous vous abonnez, et vous recevez chaque mois une carte postale créée par ses soins.

Elles sont belles, originales. A la maison, j'ai testé pendant 6 mois et me suis réabonnée, tant je suis devenue accro à ses photos et à ses petits mots joints à l'envoi (en plus, je sais depuis quelques jours qu'elle a une écrite magnifique qui rend nostalgique des mots tracés main !).

Certaines ont pris des chemins vers chez vous, d'autres ont été offertes, d'autres encore sont parsemées dans ma maison, mais elles accompagnent toujours un mouvement du cœur.

Ça fait des semaines que je me dis qu'il faut que je vous en parle, c'est donc chose faite, et je vous encourage vivement à aller voir dans la chambre de Claire de quoi il retourne.

Et dépêchez-vous, celle de janvier est absolument magnifique !

mardi 14 janvier 2014

Willy et nous

Il y avait UN endroit qu'on voulait voir et visiter par dessus tout durant notre séjour Londonien, et on a bien fait tant c'était bien bien bien.

Il s'agissait de la reconstitution du Théâtre du Globe, le fameux "Théâtre de Shakespeare". L'entreprise un peu cinglée d'un acteur américain amoureux de Shakespeare et fort déçu de ne trouver à Londres aucune plaque, aucun souvenir de ce lieu qui a marqué les mémoires.

Alors ce brave Sam Wanamaker (qui n'a pas eu la joie de voir le boulot achevé, qui plus est) a levé des fonds, remué ciel et terre, et lancé ce chantier de reproduction "au plus près de ce qu'on savait", avec matériaux et techniques de l'époque, pour reconstruire à quelques dizaines de mètres de son emplacement initial le fameux Globe.

Enfin c'est à ce niveau d'information qu'on se serait arrêtés si on avait pas eu une super guide, qui nous a raconté comment le théâtre initial avait en fait été bâti avec des morceaux de son prédecesseur, situé à Shoreditch et volé/déménagé de nuit, quasi à dos d'homme, par le propriétaire des murs, un des membres de la nombreuse famille Burbage, Shakespeare soi-même et quelques autres. Parce que le possesseur du terrain prétendait posséder également les murs. Et qu'ils n'étaient pas d'accord.

La légende prétend qu'ils ont fait passer leur théâtre en kit sur la Tamise gelée, ce qui a de la gueule, avouons-le !

Elle nous a raconté aussi comme, alors qu'on considère Shakespeare comme auteur pour érudits, la population Londonienne traversait la Tamise pour venir, à moindre coût, se faire réchauffer par la foule massée en plein air, été comme hiver, et distraire à peu de frais. Comment les gens avaient un avis et en faisaient profiter les comédiens tout au long de la représentation. Imaginez le fameux "To be... or not to be" et deux moitiés de salle s'affrontant pour savoir lequel préférer !

On a aussi appris que lors de l'accident d'effets spéciaux qui avait mis le feu au théâtre, le principal blessé avait déjà le feu aux trousses, vu l'emplacement où il se trouvait.

Et que depuis que le théâtre est reconstruit, la meilleure place c'est debout tout contre la scène, et que le meilleur, c'est d'interpeller les acteurs, parce que c'est sûr, ils vont trouver une façon d'interagir avec vous, comme au temps de Shakespeare.

Encore une autre bonne raison[1] d'y retourner !

Note

[1] sans parler des histoires dans l'histoire, comme les "pavés des donateurs" pour tous ceux qui font un don d'au moins 3.000 livres, et qui permet d'y voir une facétie Monty Pythonienne tout à fait réjouissante !