La vie et toutes ces sortes de choses

mercredi 18 avril 2012

Un peu plus de légereté

Les nouvelles sont, pour ceux qui ne les ont pas lues hier soir, bonnes, et au lieu de foncer droit dans la catastrophe, mon papa est équipé pour repartir d'un pied alerte et maugréer sur le monde qui tourne de travers.

C'est curieux comme on ne sent jamais autant la tension qu'une fois qu'elle commence à se dissiper. Je respire plus large, je ris plus sonore, il me semble.

La voix de maman est mieux timbrée dans le téléphone aussi, et les sons sont enrichis de notes joyeuses.

Alors soufflons, respirons, rions, vivons, tout ça, puisque ça nous est offert.

Youpi.

lundi 16 avril 2012

Des plaies

De la plomberie en vue.

Demain matin, à l'heure où l'aube blanchit la campagne, ça sera le moment de faire des réparations sur le cœur de mon papa.

Rien à faire, rien à dire, que de laisser les heures passer et ne pas laisser l'inquiétude tout dévorer. Se concentrer, sur les prochaines bêtises qu'on va se raconter, par exemple.

Et puis des plaies à refermer, à cicatriser, et la suite de la vie à vivre.

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Plaie d'argent n'est pas mortelle, disait ma grand-mère, à qui cette phrase ne coûtait rien puisqu'elle n'était pas dans le besoin et que sa radinerie lui évitait de dépenser inconsidérément.

C'est ce que je ronchonnais ce week-end sur mon pc.

Il faut dire : c'est un héros, un survivant. Il a connu ma première installation de Dotclear, en 2004, et il a à peine gagné un peu de mémoire depuis.

Autant dire que c'est un vieux machin lent et cacochyme, mais que je faisais durer tant que possible.

Force est de constater que, ne pouvant plus communiquer avec l'imprimante, et multipliant quand je tente d'y faire quelque chose les BSOD, ses dernières heures sont proches.

Or, entre quelques réparations d'usure sur la voiture, augmentation notable de mon assurance et charges de l'appart qui pètent les plombs, je ne les ai pas, ces quelques euros qu'il me faudrait pour y remédier.

Patience, me dis-je. Les séances de tripatouille des photos, de futurs blougs et autres joyeusetés auxquelles ni mon pc du bureau ni l'eeepc ne peuvent pourvoir ne sont pas SI urgentes.

Mais ça m'agace.

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Alors je me dis que quand même, je préfère que ça soit mon papa qui soit réparable et pas le pc que l'inverse.

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Edit du 17 avril 17h05 : merci à tous de vos mots, tout s'est bien passé, il est sorti du bloc (c'est déjà une bonne nouvelle !!!)

(Je parle de papa, pas du pc, hein !)

vendredi 6 avril 2012

Un peu comme dans Mary Poppins

Au détour d'une promenade parisienne.

L'homme allongé, la craie à la main.

L’œuvre.

Déclics synchronisés.

"Ca ne te rappelle pas Mary Poppins, et si on sautait dans le tableau ?"

Je me dis in petto qu'on se ferait bien engueuler par l'artiste qui aurait ses raisons, et qu'en plus on atterrirait dans les narines du personnage, mieux vaut attendre le prochain crayonneur.

Peut-être qu'il aura dessiné le bonheur, sous forme de bord de mer ou de jeux d'enfants ? Un endroit où prendre par la main les gens qu'on aime et sauter ensemble, se mettre à l'abri du mauvais du monde...

Craie

jeudi 5 avril 2012

Un peu de beaucoup de fatigue

Accumulations, ces temps-ci.

Souffle retenu autour d'un cœur bientôt retapé, on le souhaite.

Boulot qui merde, enfin qui merde, qui n'offre plus le réconfort de venir travailler dans une ambiance avec un peu de "plus". Du coup, les journées sont longues, pesantes.

Cro-Mignonne qui fait chier, un peu. J'imagine que c'est aussi de sentir les choses bouger un peu autour d'elles qui lui donne besoin de vérifier où sont les limites. Mais les limites sont facilement atteintes... Et ce matin je suis partie très fâchée contre elle, elle, indifférente. Minage de plus pour les heures à venir.

Alors je m'accroche à mes petites pensées : papa va au mieux vu les circonstances, maman avait une belle voix de qui ne semble pas aller trop mal au téléphone, mon Enchanteur est là, si présent et attentionné dans mes fragilités du moment, si prompt à chercher comment me faire du bien. Les copains, les rires, les projets. Ce CV qu'on me dit être bien. Un week-end au soleil près des parents qui s'approche. Un week-end de trois jours, l'espoir de souffler un peu.

Tout pour essayer de ne pas, à la moindre toute petite peccadille, déborder de l’œil et des nerfs.

Vivement que les choses se posent, qu'on se repose...

mercredi 4 avril 2012

Doser

Ces jours de bureau ci, tout est dans le dosage.

De la prise de recul, de la prise de conscience. Du déplaçage d’œufs dans d'autres paniers. De paris sur l'avenir.

De courtoisie polie mais pas hypocrite mais pas plus que de la courtoisie.

J'avais tellement pas besoin de ça...

Ou bien si.

J'avais besoin de ça pour me coller un coup de pied magistral aux fesses.

Et prendre les gentillesses et la gratitude d'hier de ceux pour qui on travaille comme carburant pour tenir jusqu'à renouvellement de la situation.

C'est ça. Faisons cela.

Seulement mercredi, donc.