De la plomberie en vue.
Demain matin, à l'heure où l'aube blanchit la campagne, ça sera le moment de faire des réparations sur le cœur de mon papa.
Rien à faire, rien à dire, que de laisser les heures passer et ne pas laisser l'inquiétude tout dévorer. Se concentrer, sur les prochaines bêtises qu'on va se raconter, par exemple.
Et puis des plaies à refermer, à cicatriser, et la suite de la vie à vivre.
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Plaie d'argent n'est pas mortelle, disait ma grand-mère, à qui cette phrase ne coûtait rien puisqu'elle n'était pas dans le besoin et que sa radinerie lui évitait de dépenser inconsidérément.
C'est ce que je ronchonnais ce week-end sur mon pc.
Il faut dire : c'est un héros, un survivant. Il a connu ma première installation de Dotclear, en 2004, et il a à peine gagné un peu de mémoire depuis.
Autant dire que c'est un vieux machin lent et cacochyme, mais que je faisais durer tant que possible.
Force est de constater que, ne pouvant plus communiquer avec l'imprimante, et multipliant quand je tente d'y faire quelque chose les BSOD, ses dernières heures sont proches.
Or, entre quelques réparations d'usure sur la voiture, augmentation notable de mon assurance et charges de l'appart qui pètent les plombs, je ne les ai pas, ces quelques euros qu'il me faudrait pour y remédier.
Patience, me dis-je. Les séances de tripatouille des photos, de futurs blougs et autres joyeusetés auxquelles ni mon pc du bureau ni l'eeepc ne peuvent pourvoir ne sont pas SI urgentes.
Mais ça m'agace.
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Alors je me dis que quand même, je préfère que ça soit mon papa qui soit réparable et pas le pc que l'inverse.
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Edit du 17 avril 17h05 : merci à tous de vos mots, tout s'est bien passé, il est sorti du bloc (c'est déjà une bonne nouvelle !!!)
(Je parle de papa, pas du pc, hein !)