Finalement, des tracas et des rires, il n'y a rien que de très banal qui s'appelle la vie.
Quand je dis "finalement", c'est pure tournure de style pour attaquer ce billet, car il n'y a pas là aboutissement abrupt d'années de réflexions, mais bien quelque chose dont je suis intimement persuadée depuis longtemps.
Ce qui m'amuse, de longue date, c'est de repérer dans tout ce "la vie" les petites aspérités qui mettent un goût particulier aux journées.
Des riens minuscules qui font qu'on se rappelle ce jour-là qui n'a pourtant rien de fondamentalement différent de sa veille ou de son lendemain.
Ainsi, hier, à une heure à laquelle nous aurions dû dormir depuis longtemps étant donné l'état de fatigue de l'un et l'heure de réveil de l'autre, fous rires répétés sur un petit rien qui ne pouvait faire rire que nous et qu'en raison des circonstances précises qui l'ont amené dans le bavardage.
Mais qui restera, sans doute, longtemps gravé comme sujet de private joke à déclenchement de rires immédiats et de "tu te souviens du jour où on a tant ri à cause de Vierzon".
(Oui je sais, ça paraît étrange, et c'est, forcément, irracontable).
(Il se trouve que je me tords de rire dès que j'entends le nom Vierzon).
(D'ailleurs je vous prends à témoin : j'ai une théorie selon laquelle Vierzon est l'abréviation-code pour "Viens boire un verre à la maison, histoire que ces messieurs aillent, l'air de rien, s'en jeter un derrière la cravate qu'ils ne portaient pas à l'époque sans encourir l'oeil réprobateur, voir castrateur, de leurs épouses. Après de longues recherches de trois minutes hier soir, je suis en mesure de vous informer que Wikipédia ne dément pas, tout porte, donc, à croire que j'ai raison :p)
(Oui je sais, folle à lier, toussa)