Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mardi 4 février 2014

David Tennant, les hormones et moi

Ça fait partie des moments qui me font plutôt rigoler, dans les mineurs inconvénients de la grossesse, ces instants où vous fondez en larmes devant la télé, intérieurement morte de rire d'être la proie d'un tel bouleversement lacrymal.

La semaine dernière, donc, on regardait avec mon Enchanteur l'épisode final de David Tennant en tant que Dr Who (ne lisez pas la note de bas de page si vous ne voulez pas de spoilers) [1], devant lequel j'avais déjà abondamment pleuré au premier visionnage.

Or donc, bien que préparée, nous voici devant le final, moi inondée de mes propres larmes. Générique. Je me lève pour aller faire pipi (car les chutes du Niagara qui coulaient de mes yeux n'avaient pas réussi à me déshydrater). Et maugréer : "c'est malin, je suis triste pour toute ma vie, maintenant" dans un plus pur effet dramatique.

C'est semi hilare que mon Enchanteur m'a demandé au retour si je voulais voir les bonus, ou si j'étais en deuil ("oui, je suis en deuil", ai-je répondu).

Et j'ai comme l'impression que cette scène de grossesse va me suivre quelques années...

Note

[1] la fin de la mini saison où après avoir déprimé velu à se retrouver seul et considérer qu'il a vécu trop longtemps, il termine par un "I don't want to go" saisissant

lundi 3 février 2014

Faire sauter les verrous

La camarade Kozlika fomente une action militante contre les cadenas sous le pont des Arts, comme elle l'a publiquement indiqué ce week-end.

Kdnas.jpg

Outre la Brigade du Bon Goût dont elle se revendique (à juste titre, quelles verrues immondes que ces machins en ferraille à l'infini), son action me semble manquer un peu d'ambition pour les raisons suivantes :

- le pont des Arts est loin d'être le seul à nettoyer (la preuve, on en a vu jusque sur une passerelle Londonienne !)

- le message lui-même mérite un peu de pédagogie.

Car, messieurs et dames, appariés dans l'ordre que vous voulez, jeunes tourtereaux qui enlaidissez nos ponts (et chaussées ?) de vos cadenas, en gage d'un amour éternel autant qu'infini... êtes-vous sûr qu'il s'agit du symbole qui convient ???

Mettre votre amour sous clé, bien fermé verrouillé, vous paraît-il être LE souhait que vous voulez faire pour votre histoire d'amour ?

Vous enchaîner à l'autre par la contrainte et non choisir le cheminement conjoint délibéré vous semble un bon augure ?

Allons.

Soyons raisonnables, jeunes gens. Allez rouvrir vos cadenas dans la promesse d'aider l'autre à être lui et l'envie de l'aimer comme tel. Ne soyez pas de ces gens qui manipulent, forcent, aiment l'autre pour ce qu'ils voudraient qu'il soit au lieu de ce qu'il est. Ne soyez pas de ceux qui forcent à entrer dans votre système au détriment de qui est l'autre.

Regardez-le, détachez votre cadenas (et servez-vous en pour un truc vraiment utile), et promettez-vous d'essayer de vous aimer tous les jours...

...

...

... sinon on arrive avec les meuleuses. :D

mardi 28 janvier 2014

Elle est folle

Ma fille est folle, cinglée, crapulette.

Particulièrement quand elle va bien, d'ailleurs.

Elle se met alors à raconter des bêtises d'un ton enjoué, à éclater de rire à tout propos, à faire des danses de la joie, enfin bref, un petit tourbillon joyeux de folitude adorable.

Ce matin, elle s'est levée quand elle m'a entendue, s'est préparé le petit déj et s'est installée confortablement dans le canapé pour consommer.

J'étais déjà à l'étape du lavage de dents mais pour piquer un peu de temps, d'amour et de rire à la vie rémunérée, je me suis pointée, en t-shirt, brosse à dents en bouche en lui faisant un "Twist and shout" mousseux agrémenté de la choré qui va bien.

Elle a fait semblant de soupirer, a levé les yeux au ciel comme dans les pires vaudevilles avant de lâcher un "elle est folle".

(Je la soupçonne de regretter de n'avoir pas eu l'idée avant moi).

Je crois que j'ai une vague idée de qui elle tient, en fait :)

Et j'aime à la folie (aussi) ce bonheur à être mère et fille qu'on partage intensément, elle et moi.

vendredi 24 janvier 2014

The Queen of the Petit Déjeuner !

On a changé de micro-ondes, il y a quelques semaines. L'ancien avait développé des tics nerveux dissuasifs, du genre faire des étincelles dès qu'on mettait un truc à chauffer dedans.

Bref, le nouveau est (encore) plus simple d'utilisation, avec une porte facile à ouvrir, et on en a profité pour donner à Cro-Mignonne des cours de réchauffage de son lait du matin avec cet outil flambant neuf (et violet et chromé, ce qui lui donne une touche inimitable).

Elle a enchaîné quelques heures après avec un cours de grille-pain, et après deux ou trois jours de tatonnages pour trouver la bonne vitesse de descente du machin, a maîtrisé l'outil avec une dextérité remarquable.

La voici donc, le matin, très affairée à SE préparer SON petit déjeuner. Ses gestes sont précis, la maladresse gracieuse de l'enfance derrière nous.

Elle est rayonnante de fierté d'être "une grande" et moi de la voir si épanouie dans ses autonomies nouvelles.

C'est beau un enfant qui pousse droit.