Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

jeudi 21 mars 2013

Rébellion militante

J'ai honte. J'ai un truc à vous confesser. C'est très grossier.

Ce matin [1], sur la route. Un pont qui enjambe l'A86.

Des banderoles tendues dans sa largeur, s'opposant vivement au mariage pour tous, conspuant Taubira, faisant un amalgame du type "on veut du boulot, pas du mariage homo" incompréhensible dans sa logique.

Et trois mecs à agiter des petits drapeaux au logo de la manif dont je ne dirai pas le nom tant ça m'exaspère.

Petite consolation mesquine, ils se gèlent le cul.

Mais ça me met en pétard qu'ils agitent la propagande de leur godan [2] sans qu'on puisse même leur répondre.

Alors j'ai fait la seule chose que mon statut d'automobiliste en mouvement me permettait. J'ai honte, c'est même vulgaire. Mais je n'avais que ça ou périr étouffée par mon indignation.

J'ai tendu un gros doigt d'honneur à celui qui regardait dans ma direction en passant.

Je sais, c'est nul, c'est moche, c'est pas bien.

Mais au moment où, à la légère crispation, je me suis dit qu'il avait vu, je me suis sentie teellllement soulagée d'avoir pu, au moins un peu, dire que ça n'est pas parce qu'ils occupaient cet espace et qu'on ne pouvait pas ne pas les voir qu'on allait être d'accord.

Merde quoi.

(Bon, ok, je sais que c'est mal, mais pour de vrai, je n'ai pas vraiment honte. J'en peux plus).

Notes

[1] un lapin a tué un chasseur

[2] Conte, tromperie

mercredi 20 mars 2013

Projets d'ailleurs

Pour qui connaît l'agenda de ministre de mon saltimbanque Enchanteur préféré, il n'est pas difficile de deviner que notre vie sociale du week-end est compliquée[1].

Mais cette année, nous ne nous sommes pas laissés faire par le temps qui ravage tout sur son passage, file trop vite et toutes ces sortes de choses ! Non non, toute occasion de prendre l'air étant la bonne, nous avons op-ti-mi-sé ribon-ribaine [2].

Ok, le bref séjour Toulousain, s'il était complètement satisfaisant du point de vue amical, était un peu plus compliqué de celui des trajets.

Mais là.

Là !!!

LÀ !!!!

Je viens d'envoyer le chèque d'acompte, les statistiques météorologiques sont de notre côté.

Et sauf si le ciel nous tombe sur la tête, nous irons passer un bout du week-end de la Pentecôte en Bourgogne. Envie de montrer à ma fille un bout de son histoire familiale (la pauvre, elle croit qu'elle est vietnamienne :D). De lui montrer des endroits où j'ai fixé des souvenirs d'enfance, de vadrouiller à nous quatre ailleurs qu'entre nos quatre murs, de manger et boire des bons produits du cru !

De sortir l'appareil à faire de belles images, de prendre le temps, de sortir du quotidien, de voir de beaux paysages, de sniffer l'air de la campagne (j'espère que c'est encore la campagne, là-bas, dites donc !), d'aller voir le Musée Colette et les potiers de St Amand, de sourire à la vie.

Et pis c'est tout.

Non mais !

Notes

[1] Je vous encourage, d'ailleurs, à aller l'applaudir, histoire qu'on ne soit pas loin l'un de l'autre pour rien :D

[2] Coûte que coûte

mardi 12 mars 2013

Rêver télétravail, depuis le bureau...

Ah ! Si je n'avais pas eu cette réunion, ce matin, je crois que je serais restée travailler à rémotis [1], bien à l'abri de l'agitation neigesque.

Encore que, pas eu à me plaindre, pour moi, ça roulait fort bien ce matin, et à peine deux endroits un petit peu glissouilleux (enfin surtout pour la jeune femme qui est entrée dans la rue du parking du bureau derrière moi comme un cowboy et dont j'ai vu l'arrière - de voiture - chasser d'un côté puis de l'autre, là où j'étais passée sans encombre et beaucoup plus lentement 45 secondes plus tôt).

Mais de les entendre parler apocalypse, transports bloqués, et autres, ça me donne envie de rentrer avant que la fin du monde n'arrive, de regarder la neige depuis ma fenêtre de bureau de la maison et pas du bureau, bref, de co-coo-ner !

Le pire, c'est que celle avec qui j'ai réunion vient du fin fond du 9-5 et qu'à l'heure qu'il est, elle n'est pas arrivée, peut-être bloquée par les fameuses intempéries dont on va entendre parler aux infos toute la journée ?

Note

[1] À l’écart

samedi 2 mars 2013

Un premier jour de vacances

Aujourd'hui, je vous le dis tout de go, pas question de me poser des questions sur les vêtements qui gongonnent[1] ou pas, de s'il fait chaud ou froid.

C'est mon premier jour de vacances et de repos très très fortement mérité, physiquement, émotionnellement.

Alors mon grand rendez-vous du jour, c'est avec le gardien, pour lui céder l'aquarium qui ne sert à rien au fond de la cave. Et le reste du temps, ça sera en pyj, sous la couette, à lire ou à câliner mon Enchanteur, quand il y sera.

Et toc et paf, j'ai dit.

Note

[1] e dit de pièces de vêtements qui font des plis et vont mal

vendredi 1 mars 2013

Macarons

Depuis quelques jours, gavée que l'humanité entière sache faire des macarons, sauf moi, je me suis lancée.

Après une première tentative prometteuse, mais néanmoins râtée, faute d'équipement digne de ce nom, mon Enchanteur m'a Valentineusement équipée des plaques idoines, et je peux le dire maintenant, je masterise le macaron au spéculidou (merci encore mille fois, Jath, grâces te soit rendues).

Le plus compliqué, au fond, c'est de conglutiner [1] sucre glace et poudre d'amandes (quelle misère pour la rendre la plus fine possible, celle-là) avec les blancs d'oeufs. Ca porte le joli nom de "macaroner", ce conglutinage, c'est bien plus joli, non ?

Macarons

Tournée de macarons du soir en prévision du retour nocturne du comédien Enchanteur

Prochaine étape : macarons au cacao et spéculidou !

Note

[1] Joindre deux ou plusieurs corps avec une matière visqueuse