Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

lundi 8 octobre 2012

Lundi matin

Endormie hier comme on aurait éteint l'interrupteur, trop tôt pour avoir profité comme je l'aurais voulu du retour de mon Enchanteur, trop tard pour mon réveil de ce matin.

Cruel.

Je suis, chroniquement, plus fatiguée le lundi matin que le vendredi soir (et c'est déjà pas brillant le vendredi).

Pas d'inspiration pour ce que j'ai à faire.

Cette réunion qui me tombe avec des pas rigolos en fin de journée.

Pas envie.

Pas envie.

Lundinite d'enfer.

mercredi 3 octobre 2012

Drama Queen en meringue

L'autre jour, nous brunchions en gay compagnie.

Au fil de la discussion et de nos langues de putage sur qui se marierait prems avec une robe meringue façon princesse Disney, nous en sommes arrivés au constat suivant.

Jusqu'à aujourd'hui, les homos ont dû subir à peu près TOUTES les pressions sociales sauf deux.

"Alors, quand est-ce que vous vous mariez ?"

"Alors, quand est-ce que vous nous faites un petit ?"

Profitez bien, pour la première, dans quelques semaines c'est, nous l'espérons bien fort, fini ! Comme tout le monde, amis pédégouines, vous aurez droit à la redondante interrogation. Aggravée, en votre cas d'un "maintenant que vous avez le droit ?"

Welcome in hell !!!! :D

Bienvenue, aussi, dans les engueulades d'hétéro entre celui qui veut et celui qui ne veut pas !

(Ceci dit, je suis bien contente que vouzotres, les copains, vous ayez le droit de ne pas vous servir de ce droit. Je serai à vos côtés dans les rangs de ceux qui résistent à la pression sociale !!).

Si, globalement, je me réjouissais de l'idée de voir des copains qui y tiennent se marier pouvoir le faire, l'image évoquée par l'un des convives d'un marié meringue (sur plateforme shoes à paillettes, of course) avec divorce de descente d'ecsta quasi immédiat sur fond de tragédie drama queen me procure, depuis la semaine dernière, des fous rires durables.

mardi 2 octobre 2012

Considérations matutinales

Ce matin, sur le trajet maison-école (5 mn).

- Maman, je n'ai jamais compris pourquoi on appelle le gratin gratin ?

- Facile ma chérie, ça vient de gratter, à l'origine, ça désignait ce qui restait attaché au fond du plat après la cuisson et qu'il fallait racler pour manger, une gourmandise pour ceux qui aiment. Et après, on a donné ce nom aux plats qu'on finit de cuire de façon à former une croûte sur le dessus.

(Texto, fière de moi, 7h55, au taquet)

- Ah oui c'est rigolo !!!

45 secondes d'interruption...

- Au fait, Maman, je me demandais, comment sont venues les pommes ?

- Euh... sur le pommier, ma chérie... (vague sensation que ça ne va pas suffire)

- Non mais la première pomme du premier pommier du premier pépin de pomme ?

Ici, insérez une brève histoire de l'évolution en 1'15''. Puis le constat.

- Non mais tu sais ma chérie, il y a des savants qui sont allés très longtemps à l'école et qui se demandent aussi d'où est sorti le premier pépin de pomme. Elles sont dures, tes questions !

Elle : morte de rire. Contente de s'être instruite.

Légumes d'été

(Une photo sans grand rapport si ce n'est qu'elle a autant adoré les contempler qu'elle était rétive à les manger !)

mardi 25 septembre 2012

Keep your secret secret

Je ricane, depuis hier, aux commentaires sur le sujet : y a-t-il eu ou non faille de sécurité chez Faycebouc ?

Aux peopolitique qui entendent demander des comptes au géant. (Ah cette novlangue journaliste, que c'est... bref).

Or donc, Faycebouc.

Le fait est que ce ne sont ni les paramétrages ni les failles de sécurité qui feront que vos données personnelles (je n'emploie, à dessein, pas le mot "privées") seront à l'abri des regards indiscrets, si vous êtes utilisateur du rézossocio.

C'est Faycebouc qui décide. Ce qu'il fait de vos infos, lesquelles, à qui, et quand.

Point.

Alors on peut décider de s'en foutre. Trouver que l'amusement qu'on y trouve, le côté pratique, sont plus importants que le fait de laisser les clés à une entreprise, aussi "fun" (je ne les trouve pas fun, en fait) soit-elle.

Mais chougner parce que, par accident ou pas, on s'est fait prendre à tenir des propos qui peuvent nous embarrasser à un titre ou à un autre, du cassage de patron aux mots d'amour, de la vacherie sur un copain à notre dernier bilan médical, que sais-je.

C'est vous qui alimentez le système, utilisateurs de Faycebouc. C'est vous qui leur donnez du contenu, et ils se nourrissent sur votre dos, une fois, deux fois, trois fois...

Alors ne soyez pas naïfs à penser que vos paramètres de sécurité vous mettent à l'abri. Si vous vous éclatez sur Faycebouc, amusez-vous bien. Faites-vous plaisir.

Mais ne protestez pas sur un bug, ni sur une indiscrétion. C'est vous qui leur avez donné vos infos.

vendredi 21 septembre 2012

Slow down

Le corollaire de ce changement de poste, c'est d'avoir double mission jusqu'en décembre.

Les journées sont denses, surtout quand, comme c'était le cas cette semaine, on en passe trois hors du bureau.

L'un des avantages, aussi, est d'avoir un nouveau patron vraiment concerné par l'état de ses troupes.

Du genre à suggérer de prendre une journée pour souffler et mieux gérer la surcharge que nous vivons ces temps-ci, plutôt que de vouloir nous mettre la pression à tout prix jusqu'à ce que ça casse.

Pas du genre à faire semblant de le prendre avec bienveillance et à le faire payer en remarques pendant 6 mois.

Du coup après une semaine de boulot épuisante, objectif : trier et traiter les vraies urgences d'ici ce soir et après, week-end de trois jours.

Les quatre suivants seront d'autant plus remplis, mais au moins, il y aura eu une respiration entre les deux.

Ouf.