Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

lundi 23 juillet 2012

Ready !

Samedi-nuit, mon Enchanteur est rentré tout épuisé (normal, samedi-nuit), mais tenant triomphalement dans sa main une grosse enveloppe à moi destinée, remontée de la boîte aux lettres.

Voyant l'expéditeur, Pablo, j'ai souri large.

D'abord parce que ça me touche de recevoir des choses de Pablo qui est attentionné et délicat, et ensuite parce que j'avais une idée de ce qu'il y avait dedans.

Souvenez vous ! En rentrant de Valence, il y a quelques années... ce billet vous racontait comment j'avais trouvé en Espagne, puis perdu à la douane, la crème solaire de ma vie.

Pablo avait alors couru Madrid pour m'en envoyer un stock.

Et je ne m'étais pas trompée, dans l'enveloppe, il y en avait un flacon parce que Pablo qui en plus d'être attentionné a une immense mémoire a dû se dire que ça y était, j'avais épuisé les stocks.

Quel plus joli signe pour dire que le compte à rebours est entamé, qu'il me reste 5 jours avant les vacances ?

Merci Pablo, je t'embrasse bien fort, et saches que si nos enfants ont le teint mat, les parents ont la blancheur laiteuse qui éblouit le monde, nous en ferons donc très bon et intensif usage !

La Leche Solar

jeudi 19 juillet 2012

82 000

Ce matin (un lapin a tué un chasseur) j'étais avec le monsieur des machines à boissons quand il les a remises en route, après nettoyage et remplissage quotidien.

Additionnés, les compteurs des deux machines affichaient un total de près de 82 000 boissons délivrées.

Ca fait deux ans que nous sommes là.

Soit deux fois 220 jours ouvrés, soit 440 jours.

82 000 boissons divisées par 440 jours égalent à 186 cafés, chocolats et thé par jour pour notre étage.

Beau chiffre, quand même, non ?

Et bien figurez-vous que je suis étonnée de sa moindre importance. Car ici, le café est gratuit ! Et que nous sommes entre 80 et 100 à l'étage, à vue de nez. Il y a donc des ascètes parmi nous.

Pour ma part, le programme, c'est ça !

Mug

(Le mug est un cadeau d'une ancienne cheffe adorée, le palmier en bac géant un ajout récent à déco extérieure, mais quand même, vivement les vraies vacances !)

mardi 17 juillet 2012

Des souvenirs qui affluent...

Je pense beaucoup à Paco, toujours.

Bien sûr parce qu'avec Luce, on se parle, et que en creux de son chagrin l'absence de Paco hurle. Comment en serait-il autrement.

Je pense à lui aussi parce que l'an dernier à cette époque, précisément, on avait plein de souvenirs ensemble. Les décorticages de billets Cyranoesques. Les potacheries sur Twitter auxquelles il a parfois participé, d'un mot amusé, un peu moqueur.

Une proposition de contre-fête Toulousaine pour les parisiens à laquelle il avait été le premier à réagir, et qui s'est transformée en soirée de rires infinis.

Et puis des tas de petits liens invisibles qui se resserrent autour des grosses mauvaises nouvelles et qui font que, d'un coup, on se retrouve à se dire, quelques mois plus tard, que c'est dingue à quel point il manque...

Samedi dernier, je suis allée voir Cyrano avec sa nouvelle distribution.

Il y avait le rang dernier un monsieur qui faisait partie de "ces fans", de ceux qui connaissent la pièce par cœur et ne peuvent s'empêcher de partager. Autant dire qu'on a eu une partie du texte en stéréo.

J'étais partagée entre l'agacement, parce que moi c'était mon Enchanteur que j'étais venue voir et écouter me raconter l'histoire. Et le souvenir de Paco, le soir de la première, en octobre dernier, Paco dont les lèvres bougeaient en même temps que le texte défilait. En silence, lui, en respect des autres, bien sûr. C'était lui. Mais quand même. Ce souvenir de l'avoir vu si pris par un texte qu'il adorait.

Je pense beaucoup à Paco. Et comme il manque.

lundi 16 juillet 2012

Et Hercule laissa place à Venus

Au départ était le chaos.

Malgré toute sa force, Hercule ne pouvait plus communiquer, ni avec les humains, ni avec les machins. La source mère en lui s'était tarie, à jamais. [1]

Un Enchanteur, aimé de la technique et préoccupé de ce trou possible dans la communication inter espèces, se préoccupa d'où provenaient ces drôles de machines. Et il trouva.

Une Sacrip'Anne éplorée, séduite par le budget bien moins dispendieux que prévu, en fit l'acquisition.

Et c'est ainsi qu'Hercule laissa, vendredi soir, place à Venus.

On reconnaissait son appartenance à la famille, car à défaut de chaussures, puisqu'elle n'avait pas de pieds, elle porte des nappes SATA roses.

Venus aux nappes roses

En son cœur, la source mère s'apprêtait à prendre place.

Venus Source Mère

L'Enchanteur ami des machines saisit alors son cerveau et le plaça au cœur de la Source Mère.

Venus processeur

Pour les humains, c'est sous ce corps qu'elle se ferait connaître...

Venus boitier

Tout ceci me fait penser que je mangerais bien des spaghettis, non ? [2]

Venus montage

Et c'est ainsi que Venus naquit au monde libre.

Venus Linux et Gourou

(Et pour le moment ça a l'air de fonctionner vite et bien, mais je n'ai pas encore eu le temps de beaucoup jouer avec !!!)

Notes

[1] Et on cherche un boîtier DD pour voir si on peut récupérer sa mémoire

[2] clin d'oeil à Franck Paul, ce soir c'est fajitas, je crois, en fait.