Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mardi 27 mars 2012

Pollens

C'est, indubitablement, le printemps à Paris.

Qui dit printemps dit, habituellement, rhume des foins et crises d'asthme pour la mistinguette jolie qui me tient lieu de fille.

Sauf que cette année, rien n'a démarré dès le plus doux de fin février.

Ni même après.

Et si, vaguement, elle a le nez qui goutte au réveil, rien à voir avec la tête de boxer qu'elle arbore généralement au printemps si on ne la médicamente pas.

Alors au début, je n'ai rien dit, pour ne pas attirer l'attention.

Et puis hier matin il y avait petite, toute petite alerte, alors on s'est dit qu'on s'en occuperait le soir.

Le soir tout allait bien. On s'est demandé si on prenait les médicaments ou si on attendait.

"On attend", me dit Cro-Mi.

Alors nous voilà campées sur nos pieds au milieu des vagues de pollens successives. A voir passer les unes, puis les autres. En espérant gagner du temps sur la tête de boxer, et sur les crises d'asthme.

Et pourquoi pas, rêvons-nous un peu, un petit organisme qui se défendrait mieux ?

On verra. En attendant, déjà un mois de gagné sur les médicaments.

Cro-Mignonne et les fouilles archéologiques

(Et pourtant, sur le lieu de ce chantier de fouilles archéologiques où l'on cherche des fossiles de dinosaures et qui fut longuement utilisé ce week-end, les arbres pullulent, les graminés graminent, les pollens pollènent et toutes ces sortes de choses !)

jeudi 22 mars 2012

Un printemps démarre

Jour le matin au réveil. Plutôt soleil. Douceur des températures dans la journée. Explosion de bourgeons, cerisiers en fleur. Odeur de terre si particulière.

Petit moment de joie le soir à entendre la voix de maman, puis papa. Les voix sont bonnes, plutôt. Rigolades partagées. Vivement dans quelques jours, que les déviations soient faites, les coutures ourlées, et que la suite commence, quand même.

Passages toulousains des copines. Les accents se succèdent, pas forcément ceux de la ville rose. Les rires, aussi, les bons moments. Le plaisir d'être ensemble.

Bonheur de voir Cro-Mignonne irradier de joie de vivre. Sa façon d'être elle me réjouit. Petit bonheur à pattes si prompte à donner de l'amour, de la tendresse, et des idées neuves.

Bonheur aussi à partager enchantée des moments de vie avec mon Enchanteur. Joie infinie de le faire rire. Amusements partagés à dire pareil au même moment. Moments tout simples emplis d'évidence dans "l'être heureux ensemble".

All in all, ça pourrait être un beau début de printemps, oui.

mardi 20 mars 2012

L'homme le plus fort du monde

Non je ne vais pas vous parler des mille et une vertus de mon Enchanteur, encore que ça vaudrait bien quelques zillions de billets, mais d'un véritable concours.

L'autre jour pendant une séance de "zappons pour voir si jamais un truc valait la peine", je suis tombée en fascination devant un type.

Du genre : tellement de muscles qu'il n'a pas de cou. Tête ridiculement petite par rapport à la masse de l'ensemble.

Signe particulier : il tirait un camion. Un vrai camion, un poids lourd à l'américaine.

Avec une corde.

C'était pour le concours de l'homme le plus fort du monde et j'ai passé quelques minutes à les voir se succéder, tirer leurs camions, tout ça.

Jusqu'à ce qu'un commentateur se demande pourquoi tel concurrent avait choisi telle prise de main.

Je me suis demandé pourquoi, surtout, il avait eu l'étrange idée de tirer un camion.

Mais bon.

Clic. Télé éteinte (mais bonne rigolade, quand même).

lundi 19 mars 2012

Mammasphère

Ca m'arrive d'être surprise d'être embarquée dans cette "mammasphère", pas tellement blogueuse, souvent twitterienne.

Car si, oui, je suis maman et ô combien, et si le sujet de ma fille, et puis maintenant de son Lutin Facétieux de jumeau d'adoption, m'est important autant qu'intéressant, autant j'ai du mal à me reconnaître dans le mode d'expression de quelques jeunes mères hyper maternantes dont le discours ne tourne qu'autour de la maternité (pas nécessairement la leur, d'ailleurs).

De même que dans un groupe se forme souvent des sous-groupes, et ce n'est pas forcément celui où on s'extasie autour d'un nouveau-né qui m'attire. Ou pas tout le temps. Ou ça dépend s'il est mignon et si on a un bon feeling.

Et globalement, j'aime les enfants en tant qu'individus plutôt que "j'aime les enfants" comme étendard, vous voyez la nuance ? Y a des enfants qu'on peut avoir moins de plaisir à fréquenter que d'autres. Oui.

Bref.

Tout ça pour dire que quand je me sens un peu trop entourée par le maternage de copines de copines qui ne sont pas forcément mes proches copines à moi, j'ai tendance à faire un pas en arrière et aller parler d'autres choses avec d'autres gens. Pas toujours mais parfois.

Et puis il y a les jeunes mères qui m'explosent le coeur d'admiration. Ma chère Zelda Bouseuse, par exemple. Elle assure. Et pourtant on pourrait dire qu'elle partait avec un tas de nœuds à dénouer, et bien non seulement elle s'occupe de ça, elle fait ce qu'elle croit juste, elle laisse parler ce bout d'elle en plus, la mère qu'elle est devenue, sans langue de bois, avec des vrais émerveillements et de la vraie fatigue. Et puis elle cause d'autres choses, aussi.

L'équilibre, quoi.

Elle est awesome, vous saviez ?