C'est, indubitablement, le printemps à Paris.
Qui dit printemps dit, habituellement, rhume des foins et crises d'asthme pour la mistinguette jolie qui me tient lieu de fille.
Sauf que cette année, rien n'a démarré dès le plus doux de fin février.
Ni même après.
Et si, vaguement, elle a le nez qui goutte au réveil, rien à voir avec la tête de boxer qu'elle arbore généralement au printemps si on ne la médicamente pas.
Alors au début, je n'ai rien dit, pour ne pas attirer l'attention.
Et puis hier matin il y avait petite, toute petite alerte, alors on s'est dit qu'on s'en occuperait le soir.
Le soir tout allait bien. On s'est demandé si on prenait les médicaments ou si on attendait.
"On attend", me dit Cro-Mi.
Alors nous voilà campées sur nos pieds au milieu des vagues de pollens successives. A voir passer les unes, puis les autres. En espérant gagner du temps sur la tête de boxer, et sur les crises d'asthme.
Et pourquoi pas, rêvons-nous un peu, un petit organisme qui se défendrait mieux ?
On verra. En attendant, déjà un mois de gagné sur les médicaments.
(Et pourtant, sur le lieu de ce chantier de fouilles archéologiques où l'on cherche des fossiles de dinosaures et qui fut longuement utilisé ce week-end, les arbres pullulent, les graminés graminent, les pollens pollènent et toutes ces sortes de choses !)

