Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mercredi 18 janvier 2012

La guerre des oeufs

Je discutais il y a quelques temps avec l'un des inspirateurs principaux de ce blog, lui racontant qu'un lecteur ami [1] s'était trouvé fort perturbé à l'issue de ce billet, à ne plus savoir s'il empilait ou s'il insérait, à l'instar d'un fameux capitaine de bédé belge qui ne savait plus s'il dormait avec la barbe au-dessus ou en dessous du drap.

Nous devisions, donc, moi étonnée des réactions très marquées à ce billet, lui me rétorquant quelque chose du genre : "c'est presque la guerre des petitboutiens et des grosboutiens !"

"Gné ?" fut ma réponse.

Mais si, me rétorqua-t-il, dans Les voyages de Gulliver, à Lilliputh, ils sont en guerre, deux tribus qui s'affrontent, les uns défendant l'entame de l'oeuf à la coque par le petit bout (petitboutiens), les autres se battant pour l'attaque par le gros bout (grosboutiens).

Mouahahahahaha ! m'exclamai-je, heureuse de tenir là un thème majeur de débat endiablé.

Encore qu'il me paraissait complètement contre nature que d'envisager même qu'on puisse entamer un oeuf à la coque par le gros bout. Avant de constater que pour peu que vous ne ramassiez vos oeufs au supermarché, les calibres soigneusement établis et choisis font qu'entre petit et gros bouts, les différences sont moins sensibles que du temps où on connaissait les oeufs et leur mère par leurs prénoms.

Mais quand même !

Le gros bout !!!

C'est impensable, non ???!!!

Alors vous, par quel côté ?

Belligérants petits et gros boutiens

Pour réconcilier ces deux-là [2] ils se sont finalement trouvés brouillés... dans la casserole !

Par quel côté les oeufs ?

Notes

[1] qui se reconnaîtra sans doute et s'identifiera s'il le souhaite

[2] car il n'y a pas de petite querelle - private joke inside

lundi 16 janvier 2012

La tendinite de la théière en fonte

Ce week-end, c'était entre filles (deux grandes, deux petites), avec un programme qui pourrait effrayer les moins sportifs d'entre vous.

Je pense qu'à part se lever et manger, nous verser des breuvages aussi ravigotants que dépourvus d'alcool (si si), nous n'avons fait que nous tourner et nous retourner à la recherche de la position idéale sur les canapés.

 Je me disais bien que tant de sports de l'extrême à la fois, sans trop d'entraînement, ce n'était pas bien prudent.

Et il est arrivé ce qui devait arriver : après des mois de tension et de suractivité, je pense m'être totalement liquéfiée. Pour preuve, ce coude un peu douloureux en attrapant une assiette à débarrasser à l'autre bout de la table.

Je ne vois qu'une piste : la tendinite de la théière en fonte.

Ca m'apprendra à sous-estimer les vertus de l'endurance à ne rien faire !

(Et quelques notes roses parce que j'ai plein de rose sur moi aujourd'hui, qu'on l'a écoutée ce week-end, et que c'est un jour à voir la vie en rose. Na).




jeudi 12 janvier 2012

A Pink City, j'ai laissé

L'été dernier, j'ai passé quelques jours fort beaux à Toulouse.

Parce que j'y ai rencontré ou retrouvé des amis chers. Parce que les moments partagés y furent beaux. Parce que la ville m'a séduite.

Et aussi parce que, "très parisien"[1], vous dirait-il, je m'y suis retrouvée à peu près en même temps que celui qui allait devenir mon enchanteur.

Alors je suis rentrée, enchantée par la ville, par les amis, et par lui.

Il y a là-bas sur un téléphone portable quelques photos de moi dans le plus pur style "greluche à l'Iphone", répondant à son premier coup de fil gascon, il y a surtout, immatérielles preuves, des souvenirs de promenades, de discussions, de rires, semés un peu partout sur nos passages.

J'y suis retournée le week-end dernier, voir les amis en coup de vent, prendre un bol d'air (et de pluie), fuir la maison où ni lui ni Cro-Mi n'étaient...

Et sous chaque brique rouge il y avait un morceau de nous, de ces quelques jours en été où l'on s'est retrouvés, à des centaines de kilomètres de chez nous, et où on a partagé de beaux instants.

Soupir.

Bon. Il rentre bientôt. Je compte sur vous pour ne pas trop lui dire à quel point j'ai soupiré dans tous les pixels du nain-ternet, hein ? ;-)

Note

[1] "Très parisien" d'être voisins ou quasi à Paris et de se retrouver plusieurs centaines de kilomètres plus loin !

mercredi 11 janvier 2012

Les jours rallongent

Ca m'a attrapée, comme ça, une fin de journée de la semaine dernière.

Je sortais du bureau et il ne faisait pas tout à fait nuit. Des restes de lumière du jour accrochaient encore un peu aux noirceurs hivernales.

Les jours rallongent.

Chouette.

C'est ce genre de petits détails qui me font (presque) oublier qu'il y a encore quasiment tout l'hiver à se cogner, que le plus dur n'est pas fait. Attendre le soleil et le doux comme s'ils allaient arriver demain. Me coucher en oubliant de baisser les stores et me réveiller bien trop tôt, mais pas si en pétard que je pourrais. Me rendre un bout de sourire un soir où je trouvais qu'il y avait fort long à attendre avant l'Enchanteur.

Les jours rallongent.

Et le décompte diminue avant l'Enchanteur. (Presque aussi lentement que le rallongement des jours...)

Lune et nuages

mardi 10 janvier 2012

Un nouveau jouet

Or donc depuis ce billet, les choses ont un peu avancé.

J'ai hésité un peu environ 45 secondes et me suis fait un cadeau de Noël de luxe.

Il est entré dans ma vie vendredi soir, et le temps de faire quelques essais à la maison, il a eu droit à sa première virée en week-end... où on a pas fait grand chose, lui et moi, vu le temps de chien qu'il faisait !

Mais j'aime les sensations, et indubitablement, c'est moins pire qu'avec le p'tit qui tient dans la poche.

Quelques essais lumière sur tons chauds...

Tons chauds

Tons chauds

Elle, c'est Tomy. Pas choisie pour partir en week-end avec Cro-Mi cette fois, cette dernière m'a sommée de l'emmener à Toulouse, sinon Tomy allait déprimer. J'ai donc eu un chat dans le sac à mains tout au long du week-end, et quelques preuves en images pour ma fille !

Tomy à Toulouse

A l'annonce du thème pour le Chic des Clics, j'avais en tête de capturer ma fille à la fenêtre, dans une attitude qui lui est propre (faut surveiller qui est dans la cour, ce qui se passe, une vraie pie). Comme une photo à la composition extrêmement proche est déjà dans la galerie, ce n'est finalement pas celle de ma série qui va concourir, mais c'est l'une de mes préférées, alors elle a sa place ici.

Curieuse à la fenêtre

Et puis hier, il y avait de beaux nuages devant la lune. C'est Cro-Mi qui les a repérés, et moi qui les ai photographiés. En revanche, on y a vu ni Pierrot ni Colombine :)

Lune Colombine