Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mercredi 18 avril 2018

Pédalons au soleil

Désolée pour ceux qui trouve(raie)nt que je ne cause que vélo, mais j'ai envie de laisser des traces pour des gens qui hésiteraient à se lancer, ça manque un peu sur les internets, les récits de débutants sont assez rares ! Aux autres, bonne lecture.

La météo du jour est indécente. 27° prévus [1] un soleil de rêve, des oiseaux qui chantent.

J'ai donc pu faire coïncider mes jours de vélotaf en soutien aux cheminot(e)s avec un vrai jour de grève, pour la première fois ! Victoire !! Et d'un même geste ample et souple à la fois tester une grande première pour moi, faire du vélo en robe.

Or donc, vêtue de ma maxi dress, de mes tropéziennes et de mes lunettes de soleil [2], je suis descendue chercher mon Wyatt adoré.

Petite innovation : j'ai enlevé le panier en prenant juste l'antivol le plus costaud dans ma sacoche, pour voir ce que ça donnait sans ce joli machin en osier mais très lourd et qui tire beaucoup sur les bras.

Et ben c'est fou ce qu'il est maniable sans, ce vélo, j'ai mis un petit kilomètre à m'ajuster, mais c'était vachement léger ! Du coup, réflexion à venir sur les dispositifs (là, je n'ai pas forcément besoin de trimballer ma tenue de pluie et mes gants d'hiver à chaque trajet, en revanche pour le marché c'est obligatoire d'avoir un panier puisque je ne peux avoir le siège bébé et la sacoche en même temps)

Par une étrange configuration karmique que je vais peut-être payer plus tard, le trajet urbain s'est fait sans croiser de voiture, avec la piste absolument dégagée sur les quelques centaines de mètres avant la gare, ce qui arrive environ... jamais !

Et puis hop, les bords de Seine, des conditions climatiques parfaites (un peu chaud sous le blouson mais rien n'est jamais parfait) et zou !

Les progrès d'endurance se font vite, je me rends compte que je ne regarde presque plus le GPS pour savoir combien il me reste (je connais mieux la route, aussi !) et puis arrivée au bout de ma route champêtre je me suis dit "oh déjà ! J'aurais bien continué !")

Bref, un bien beau trajet et la promesse ce soir d'une pause aux 2/3 du chemin pour retrouver mes blonds sur les jeux en bois de l'Ile Rigolote. C'est chouette !

Notes

[1] pas dans ma bière de ce midi en terrasse mais bien à l'ombre

[2] et d'un blouson en jean mais j'ai eu trop chaud avec, il rentrera en sacoche

jeudi 5 avril 2018

Wyatt et moi sur la route du boulot #Vélotaf

Alors voilà.

Il y a eu l'hiver (et plein de micro sorties, on a sorti les vélos presque tous les week-ends) et pas encore l'assurance pour rouler nuitamment.

Les jours ont rallongé, il faisait presque beau ce matin et j'ai envie d'essayer de faire plusieurs trajets à vélo pendant les grèves, pour éviter d'ajouter ma pollution à celle de ceux qui n'auront pas le choix pour aller au boulot.

Alors il fallait monter en selle pour un "long" trajet !

Et me voici.

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Par rapport à ma tentative de début novembre j'ai changé quelques petites de choses : la fixation de mon panier est plus rigide (ça ballote moins en roulant), des fringues de pluie, une chouette sacoche pour ne pas rouler avec un sac à dos.

Et surtout un super cool bandeau anti transpiration sous le casque qui m'évite d'avoir l'oeil qui pique à cause des gouttes qui coulent et d'arriver trop trempée du chef devant ma cheffe (qui en fait arrive plus tard).

J'ai eu quelques bonnes surprises sur le trajet. Le fait d'avoir le GPS m'a permis de mesurer le "déjà fait / reste à faire" (ça aide à tenir la longueur). Je me suis beaucoup appliquée à mouliner tout l'hiver et effectivement je suis arrivée moins crevée et moins avec les cuisses en béton que la dernière fois, ce qui est rassurant pour la suite !

En revanche je me suis fait la peur de ma vie. Je roulais, pépouze, le long de l'eau, ce p... de b... de vent de m... un peu en face et soudain j'entends un retentissant "COIN !!!"

Une bande de canards, donc. Je vous jure que j'ai fait un écart tellement ils m'ont surprise. J'en ai rigolé pendant un kilomètre après.

Mais bon, au final me voici arrivée, plus tard que d'habitude, affamée, mais de bonne humeur !

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Y a plus qu'à revenir tout à l'heure, donc :)

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vendredi 23 mars 2018

Mon corps me hurle dessus

Je ne m'attendais pas, avec la cohabitation avec mon Japonais, que l'écho de ses méfaits se fasse sentir aussi longtemps.

L'hypothyroïdie est une descente aux enfers, la régulation du dosage une renaissance.

Malgré ça, depuis, j'ai l'impression de ne pas finir de payer ma dette de sommeil en retard (oui, deux bonnes années après "le bon dosage" et oui, il est toujours bon). Que ma santé s'est fragilisée, que j'attrape tout ce qui traîne.

Ça et un peu de stress/fatigue au boulot et me voici à étrenner ma première migraine, directement suivie d'un lumbago. C'est bien la peine de nager toutes les semaines ! (En fait si, et ça fait du bien aux muscles comme à la tête).

Fort heureusement il y a plein de choses qui vont aussi, entre les enfants qui poussent joliment, les rigolades avec mon Enchanteur, les promenades à vélo. J'ai la sensation que ça me sauve de bien des choses, cette capacité à savourer les petits moments jolis, la plupart du temps.

Et puis le printemps arrive ! Ok il fait froid mais regardez les prunus, les bourgeons !

De notre côté on se prépare pour un printemps social de fou : on a même la remorque à vélo pour aller au ravito dans les fermes du val d'oise (et on habite à côté des grands moulins de Paris : nous pourrons fabriquer nos pâtes en quasi autonomie :D)

Printemps.JPG

Je ne crois pas que je m'autorise à espérer beaucoup des grèves à venir, mais si un peu quand même.

Et puis il faudra que je vous parle des travaux pour l'immeuble, aussi, mais on aura bien le temps.

Joli printemps à vous.

jeudi 1 février 2018

Petits bonheurs de 1er février

Je sors de la piscine et c'était une chouette séance.

D'abord parce que je progresse, je fais maintenant 1,2 km par séance de 45 minutes là où j'en faisais pile 1 il y a quelques mois.

Du coup, même si je fais partie des nageurs lents, je ne suis presque plus jamais la plus lente dans la catégorie "moins de 60 ans" [1] et il m'arrive même de laisser derrière moi des jeunes gens.

Et puis par une sorte de miracle hivernal, les croisements étaient fluides, pas de coups de pieds, pas de slalom géant pour éviter les mecs qui ne veulent qu'aller tout droit parce qu'ils sont là pour la performance, coco. Suffisamment rare pour être noté.

Ensuite, parce qu'il y a un type qui nageait une brasse coulée tellement coulée qu'il nageait un peu comme une loutre, c'était rigolo et ça m'a fait une bonne partie de ma séance. Notons au passage que la technique de la loutre était diablement efficace, il allait carrément vite, pour un nageur de brasse.

Enfin parce qu'il y a (enfin !) un rayon de soleil à Paris qui dure plus de 15 secondes aujourd'hui. Du coup il y avait du soleil au travers des baies vitrées, et j'ai dû mettre mes lunettes de soleil pour conduire.

C'est si exceptionnel ces dernières semaines qu'on se réjouit à intervalles réguliers, au bureau. Ce soleiiiiil !!

Et puis demain c'est vendredi, youpi.

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Note

[1] Entendons-nous bien, il y a des nageurs de plus de 60 ans qui me laissent sur place :D

mardi 16 janvier 2018

Qu'il va vite !

Alors que son aînée fait une fracassante entrée en 6e (notes au top, vie sociale active et globale apparence d'épanouissement physique et moral), Lomalarchovitch n'est pas en reste.

Sa maîtresse de petite section, contrariée qu'il ne fasse pas la sieste, l'a envoyé plusieurs fois en moyenne section l'après-midi. Où visiblement il faisait les exercices sans difficulté, et curieusement plus calme (et concentré) qu'en petite section.

La maîtresse de moyenne section l'a donc repéré et pris, dans un premier temps, tous les après-midis dans sa classe. En fonction de comment ça marche, elle projette de le prendre d'abord le matin pour la demi-heure "clef" des apprentissages de l'après-midi, puis toute la matinée deux jours par semaine, puis...

Et puis on surveille. Si tout va bien et qu'il a la maturité et la motricité fine suffisante, on verra s'il passe en grande section directement à la fin de l'année. Si ça n'est pas le cas, on croise les doigts pour qu'il y ait une classe de moyens-grands l'an prochain.

Là tout de suite il a compris comment compter indéfiniment (il lui manque les mots des dizaines et passé cinquante et quelques, il s'ennuie et passe à autre chose, mais techniquement, il compte), il repère les lettres sur les panneaux et interrompt les conversations pour nous dire fièrement "dans maman il y a deux m, dans bébé il y a deux b".

Ce petit bonhomme plein de joie de vivre n'est pas de tout repos en ce moment, mais il est source de bonheurs et d'émerveillements.