Il faut quand même que je vous raconte pourquoi j'ai sauté sur l'occasion de deux compliments et demi pour me lancer dans des versions audio pour le blog !

Il y a longtemps, quand j’étais étudiante en Lettres Modernes — ce qui laisse un petit peu de temps pour vaquer à d’autres occupations, surtout quand, comme moi, on n’est pas très assidue en cours — je me suis fait entraîner par un copain dans une émission de radio étudiante, sur notre radio locale : Radio Ginglet la Boucle, aka RGB 99.2.

Il y avait là Pépé Funky et quelques autres figures locales. C’était évidemment hyper amateur, et même presque inaudible. J’ai un souvenir ému du mec à la technique, Noël Dos Santos, qui m’a appris à peu près tout ce que je sais du montage audio. Je pense à lui beaucoup, ces derniers temps, parce qu’Audacity, c’est quand même plus simple que de couper des bandes, les scotcher, et se rendre compte qu’on a coupé un peu trop… plutôt qu’un peu pas assez.

Il m'est resté de cette époque beaucoup de joie et de très bons souvenirs.

Et puis, à la fin de ma maîtrise — je ne sais même pas quel est l’équivalent aujourd’hui, un M1, je pense — j’avais très envie d’entrer dans un troisième cycle qui me préparerait à faire de la radio plus tard. Ça a foiré.

J’avais mon concept. Ça s’appelait « Dessine-moi un roman » et j'’aurais aimé inviter des gens à me parler des romans qui les ont marqués. Bon… ce concept n’est peut-être pas très original, et il est mort avec la bifurcation vers la fin de mes études et le début de ma vie pro.

Et puis voilà. Quelques années plus tard, j’ai lancé un podcast pour le boulot. Ça a bien marché, et ça m’a rappelé des choses que j’aimais.

Mais je me disais : flemme. Enfin non, pire que flemme : pas le temps. Et puis pour faire quoi, au fond ?

Et puis finalement, les balades avec ma voix dessus ça a plu à… trois personnes. Du coup, je me suis sentie totalement légitime pour acheter un micro, faire des versions audio, ou de bloguer à l’oral et retranscrire ensuite.

Et maintenant, vous êtes coincés. C’est horrible. C’est tragique, ce qui vous arrive.

Enfin, tout ça pour dire que j’ai toujours beaucoup aimé la radio. Et qu'aujourd’hui, je ne sais pas si ça va me mener très loin, si ça va durer très longtemps… mais ça m’amuse de me retrouver face au micro, le casque sur les oreilles, dans une ambiance qui ressemble un peu à ça, de loin,.

Mon micro, son filtre anti pop, rangés sur mon bureau.

Et une reprise constipée pour Orpheus, une !

Commentaires

1. Le samedi 28 mars 2026, 07:57 par Laurent

Je vote pour 👍 et si je n'avais pas la flemme je me lancerais aussi, mais pour ma part, c'est de la vraie flemme.

2. Le samedi 28 mars 2026, 08:01 par Sacrip'Anne

Laurent oui ça prend un petit peu de temps.

3. Le samedi 28 mars 2026, 11:26 par Orpheus

C’est terrrrrrible parce que maintenant il faut faire un choix entre te lire ou t’écouter. Là, j’ai pris l’option Voix. C’est rigolo j’ai l’impression que t’es à côté de moi en Guadeloupe… hihihi…

4. Le samedi 28 mars 2026, 11:34 par Sacrip'Anne

Orpheus tu peux faire les deux ! Niveau météo, hélas, on est assez loin de toi à Paris ces jours-ci :(

5. Le samedi 28 mars 2026, 14:21 par Acanthe

Tu as bien fait. Tu as une voix magnifique.

6. Le samedi 28 mars 2026, 16:30 par Sacrip'Anne

Merci Acanthe.

7. Le lundi 30 mars 2026, 13:53 par Catherine

J'aime beaucoup ta description de la faune de la radio. C était tellement ça ! Un soir de réveillon, sur radio +, j'ai assisté mon frère au standard, pour passer des messages et dédicaces. C étaient majoritairement des appels de femmes de prisonniers. Je ne m'en sortais pas, trop empathique !

8. Le lundi 30 mars 2026, 14:18 par Sacrip'Anne

Catherine plus tard, j'ai fait du standard d'émission pour une grande station de radio. Deux souvenirs impressionnants : le jour où Didier Derlich a annoncé la fin de son émission en direct. Le standard a sauté deux fois (il y avait deux sujets, Labro avait refusé à Derlich un numéro vert pour ses auditeurs. Le réaliste face au Messie. Plus tard dans la journée Derlich a annoncé qu'il était séropositif et qu'il voulait se retirer près de son compagnon). Labro était descendu, derrière nous et prêt à cueillir le voyant à sa sortie de studio. Première et dernière rencontre avec le grand patron. Il m'a impressionnée, ce jour là. (Les mamies éplorées ont eu raison de mon empathie assez vite après le début de l'émission, en revanche.)

Une autre dimension.

J'étais au standard d'une émission d'actu qui donnait l'antenne aux auditeurs le lendemain de l'assassinat d'Yitzhak Rabin. Et on savait que c'était quelque chose d'énorme qui s'était passé, d'un point de vue mondial (et d'ailleurs, ce jour ne cesse de résonner, ces derniers mois). SI tu savais le nombre de mecs au nez desquels on a raccroché en mode "je vous entends très mal, Monsieur !".

Bref. La radio n'a pas toujours été aussi folklo-amatrice, pour moi. Mais ça, je ne peux pas le reproduire à la maison !

(J'ai aussi écouté un album de Red Hot Chilli Peppers, je crois, sur le point de sortir dans le studio et en présence de Tonton Zégut, et c'était bien cool.)

9. Le lundi 30 mars 2026, 15:31 par Catherine

wouah ! Quelle chance ! Faut continuer, la voix. Elle est top, cette idée.

10. Le lundi 30 mars 2026, 16:11 par Sacrip'Anne

Merci Catherine, c'est gentil.

11. Le mardi 31 mars 2026, 14:19 par Lucide

Peut-être qu'il ne te reste plus qu'à trouver une radio associative près de chez toi et de créer ton émission, enfin... Et je ne te dis pas du tout ça en tant qu'ancienne animatrice radio (si) !

12. Le mardi 31 mars 2026, 16:35 par Sacrip'Anne

Alors j'ai un gros problème de misanthropie, de faible tolérance à la connerie et au besoin de reconnaissance infini des gens dans le milieu associatif, pour me livrer à un acte de ce genre, Lucide. Mais héhé ! Coupine !

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : https://sacripanne.fr/trackback/3108