Et juste comme ça, je me suis dit que je n'avais pas besoin de chercher très loin.
Ça fait des mois que je bataille avec une forme d'effondrement intérieur pas très maîtrisable, sans savoir pourquoi. Pourquoi j'ai l'impression d'aller plus mal que quand j'avais de gros problèmes ? Pourquoi je me sens en paix avec moi et pas avec ce concept étrange qu'est la vie ?
Depuis que j'ai écrit, décrit, mes dix dernières années, ça s'éclaircit.
Si je devais être parfaitement honnête, la période sombre avait même démarré avant, mais il y avait de grandes joies, aussi, pour compenser.
J'ai réalisé que depuis fort peu de temps, je ne suis plus en combat permanent. Proches malades ou blessés, enfant en difficulté, galères diverses sont derrière moi, au moins pour un temps.
Je crois que mon système nerveux n'a pas encore compris. Qu'il est en vigilance constante vis-à-vis de ce qui pourrait arriver, qu'il ne sait plus bien fonctionner au calme, sans menace immédiate sur quelqu'un que j'aime.
Depuis que, de mes doigts sur le clavier, les mots se sont frayé un chemin jusqu'à mon cerveau, une forme d'apaisement s'installe.
Je ne sais pas si c'est vraiment ça, la cause de ces moments où je me suis demandée à quoi ça servait, au juste, d'être vivante. Mais je crois, au moins en partie. On verra bien.

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