Il a été compliqué à sortir, ce billet, d'abord parce qu'il y a dedans quelques photos prises au smartphone et je trouve qu'elles sont assez dégueu, en qualité, en couleurs. Et puis j'avais ma sélection, avec ses qualités et ses défauts, mais du mal à trouver le fil rouge.

C'est assez frustrant quand on a, d'habitude, 5 idées à écrire d'urgence dans la tête. Finalement, en dormant dessus, en laissant poser, c'est arrivé. C'est assez inhabituel pour moi de partir des images pour raconter l'histoire, on dirait que le process dans l'intérieur de ma tête n'est pas le même du tout.

Comme quoi on en apprend tous les jours, y compris sur soi.

Donc voilà. Des gens. Dits d'avril mais il y a une ou deux photos de mars, et puis la série des bulles date de vendredi, donc de mai. Mais nous ne sommes pas là pour pinailler.

Demain c'est la rentrée.

Youpi.

Et la transcription de ce qu'il y a dans la vidéo, un peu nettoyée, avec des notes de bas de page en bonus.

Il y a, je trouve, beaucoup de difficultés à vivre avec les gens. Souvent, on est chacun dans sa bulle, sans prêter vraiment attention à ce qui nous entoure.

Il y a les gens en concert, tu sais, ceux qui sont deux fois plus grands que toi et qui ne te laisseront jamais voir l'artiste que tu es venu voir, ou qui disent que ce n'est pas parce qu'on est grand qu'on n'a pas le droit à une place devant[1].

Il y a les gens qui pilent dans la rue, il y a les gens qui veulent voir l'étiquette de l'expo avant toi, il y a les gens qui pensent que leur place est plus prioritaire dans les transports, dans la queue, dans tout ce que tu veux.

Et puis parfois, il y a des petits moments de grâce. On en a vécu un, vendredi, avec Lomalarchovitch.

On sortait du cinéma, nous avions vu Vivaldi et moi[2], et on est passés par le jardin Nelson-Mandela, où on est tombés sur un vieux type sur un... Vous savez, les scooters à vieux, les trucs à quatre roues super stables, qui permettent de se déplacer plus facilement quand on n'a pas la capacité de le faire avec ses deux pieds ?

Le mec avait du vieux rock des années 50 à fond, et les gens, soudainement, se sont mis à danser autour de lui. Ils l'accompagnaient le temps de quelques pas de danse, sur son itinéraire, et c'était hyper cool.

Moi, qui trouve souvent, par exemple en concert, que les gens surjouent leur joie (alors par contraste moi je suis hyper intérieure, donc il ne faut peut-être pas prendre ça comme référence) là c'était naturel, spontané, c'était pas regardez comme je danse, je me donne à fond.

Et puis après ça, on est tombés sur un mec qui faisait des bulles, et les gens, les petits, les grands, étaient tout autour, ils regardaient émerveillés, comme si on avait tous quatre ans.

Et ce jour-là, les gens, je les aimais bien.

Un type sur un gyropode argenté avec un manteau assorti regarde les bulles, de loin. Des gens arrivent de son côté, je prends la photo du mien.

Notes

[1] C'est vrai, techniquement, mais n'avoir aucune considération pour les personnes derrière, je ne sais pas, ça me dépasse. Moi qui me retourne dix fois pour être sûr que si une ou un "petit" comme moi est derrière, il ou elle voit, et qui tend à infiltrer les plus courtes personnes d'entre nous près de moi quand je tiens une bonne place... bref. Chacun se regarde dans le miroir de son choix.

[2] Primavera en VO

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