Il y a, dans mes photos, du 10 mai 2015 quelques clichés d'un pique-nique avec la bande à Dotclear et un Lomalarchovitch de dix mois.
Parmi ces photos, il y en a une de l'ami Pep qui tient mon bébé-fiston assis contre lui, en train de lui montrer avec un sourire attendri son appareil photo. Je ne mets pas la photo, il vous faudra imaginer, mais le souvenir qui va autour est très doux pour moi (même si sur le coup j'ai trouvé qu'il y avait un grand inconscient parmi nous, à mettre dans des petites pattounes maladroites un objet aussi précieux).

Les petites pattounes ont bien grandi, elles sont encore souvent maladroites et constamment sales. Mais Lomalarchovitch avait un devoir à rendre en arts plastiques pour aujourd'hui. Un devoir assez chouette, au demeurant, un thème à fixer et dix illustrations (dessin, peinture, sculpture, collage, photo...) à produire autour.
Alors je lui ai proposé de lui prêter un de mes appareils photos[1], de choisir son thème et d'en faire l'occasion d'une promenade tous les deux.
Il a choisi "Paris" comme thème, et pendant deux jours et 25 000 pas, nous avons arpenté des bouts de la capitale, à la chasse aux images.
À la vérité, il avait fini le devoir dès le premier jour, mais à la faveur d'une visite d'une expo programmée le lendemain, il m'a demandé s'il pouvait reprendre l'appareil. Bien sûr, j'ai dit oui.
J'ai eu l'impression, aux premiers déclenchements, que ça lui plaisait. Il confirme du verbe qu'il a aimé, en effet, j'espère que ça n'est pas parce qu'il pense que c'est la réponse que j'attends, je ne crois pas.
Il s'illumine quand son œil cherche à être attrapé. Il voit des choses intéressantes. Il a des milliers, des milliards de clichés à venir, s'il en a envie, pour apprendre, chercher, s'améliorer, mais le plaisir a été là, immédiat.
Je frémis d'une joie que j'essaie de garder discrète, je ne veux pas peser sur lui, l'influencer d'une manière qu'il n'aurait pas choisie.
Mais si vous saviez comme c'était bien, de marcher ensemble, de regarder, de s'arrêter le temps de fabriquer une image, de se montrer, de se parler de comment on voyait ce qui nous entoure.

Note
[1] Je n'en ai que deux, n'allez pas imaginer des choses !
Commentaires
Hyper cool et chou la dernière photo, à la Bourse de Commerce non ?
Matoo oui, avec Fredoche ! Mais on n'en a vu qu'un bout, on y retourne bientôt pour finir (à un moment yeux saturés).
Je ne regarde pas du tout le monde comme ça, mais c'est tellement doux de lire ta manière à toi (et la sienne un peu peut-être ?)
Anna chacun son regard et c'est justement ça qui est bien, on a toujours quelque chose à se raconter. Merci !
Bonne chose ! Bravo ! L'option cinéma au lycée d'à côté est top.
Ma fibre paternelle se réveille un peu à la lecture des sentiments exprimés dans ce billet… Mais ça va, je sais déjà qu’elle ne va pas rester envieuse et jalouse très longtemps, et surtout, qu’elle va se rendormir très vite…
Le Canon lui fait un chouette look à ton bonhomme…
Catherine laissons le écrire son chemin, mais c'est bon à savoir !
Orpheus sinon je le prête, hein ! Deux heures après : "il réclame sa maman !" 😂
Des graines ont été plantées.
À suivre !
Otir exactement. Et quoi qu'il arrive ces moments.
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