La vie et toutes ces sortes de choses

mercredi 7 mai 2014

Le jeu des oeufs

Pour des raisons pratiques liées à une alimentation un peu réaménagée ces derniers temps, il m'est pratique de disposer d'un stock de protéines "prêt à l'emploi".

Du coup il y a souvent de la tranche de jambon et des oeufs durs dans le réfrigérateur familial.

Comme beaucoup le savent, je suis semi névrotique de l'organisation, semi roue libre totale. Du coup, j'ai adopté un système "œufs crus à gauche, œufs durs à droite" pour le rangement, sans pousser jusqu'à la précision légendaire de ma maman qui marquait les durs d'un D au crayon de bois.

Et puis hier, j'ai fait une omelette. J'ai bien vu qu'il y avait plus d'oeufs à droite que ce que j'en avais stocké, mais je pensais avoir fini les oeufs durs et qu'une main blagueuse ou rangeuse avait, du coup, réparti la charge, étant donné que deux oeufs crus étaient en équilibre un peu précaire, et puis voilà.

Sauf qu'au moment de casser les œufs (car on ne fait pas d'omelette sans, vous le savez), paf, un dur.

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J'ai ri. Accusé fort injustement L'Enchanteur. Avant que Cro-Mignonne n'avoue son méfait, morte de rire, en disant qu'elle avait trouvé bizarre qu'il y ait plein d’œufs à gauche dont deux en équilibre et un seul à droite.

Pour ceux qui seraient inquiets, c'est bon, les névroses instillées à ma fille commencent donc à se montrer au grand jour.

N'empêche qu'on a bien ri, du coup.

vendredi 2 mai 2014

Du boulot chouette

Il faut que vous sachiez que je travaille pour une entreprise qui n'a, jusqu'à présent, pas développé son goût pour la communication grand public.

Ça ne l'a pas empêchée de grandir et prospérer, et ça n'est pas forcément un défaut, d'ailleurs, mais il se trouve qu'à cause de certaines nouveautés techniques sur nos produits, la question se pose différemment.

Le changement n'est jamais simple, mais comme on est aussi entourés de gens intelligents, les choses avancent petit à petit.

C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, j'ai été chargée de concevoir et de piloter un projet de site dynamique [1] pour accompagner la sortie d'un nouveau produit. Et que ce blog sera ouvert à tous les vents, notamment au grand public.

Un vrai truc tout à fait nouveau par ici, et, comme vous me connaissez, qui ne me déplaît pas. Imaginez un peu, je suis à deux doigts d'être payée à bloguer.

Par ailleurs, ma sympathie pour les CM qui font chouettement leur job (par opposition aux pousseurs de messages uniquement corporate et un peu chiants) m'a permis de trouver, quasi sur un plateau, un chouette partenaire pour nous accompagner dans cette grande aventure, et le fait est, on travaille bien et dans une chouette ambiance [2].

Je plains mon remplaçant (car Hallelujah je suis remplacée, ce qui est signe d'une très haute estime de mon boulot, si on considère ne pas pouvoir le fourguer à mes copines de plateau), il n'est pas sûr que j'arrive à lui passer le relais complètement, dans cette affaire !

En attendant, je vous laisse, youpi, j'y retourne [3] !

Notes

[1] cherchez pas, c'est donc un blog

[2] enfin moi oui, et lui il est payé pour dire pareil :p

[3] Tous ceux qui ont eu des gros passages à vide et des moments de doute professionnels savent qu'on goûte d'autant les moments d'euphorie et de bonne ambiance, alors bon, chuis pas dupe. Il y a tout le reste, les dossiers chiants, les collègues caractériels, tout ça. Mais quand même. Que c'est bon !

jeudi 24 avril 2014

Le rush final

Il me reste quelque chose du genre 20 ou 21 jours de travail d'ici mon départ en congé mat, fin mai.

Chouette, seulement ! pourrait-on s'exclamer.

Sauf que je suis un peu plus ambivalente que ça. Certes le fait de me reposer, de faire un break, de passer en situation de détente et de prise d'élan pour la suite sera tout à fait bienvenu.

Mais je fais des trucs tout à fait passionnants, au bureau, moi, en ce moment ! Quelques dossiers bien énergisants et stimulants, avec des personnes de bonne compagnie, et puis une ambiance globale qui, bien qu'un peu survoltée par la charge, est plutôt à l'appréciation du boulot fait.

Du coup je suis à la fois très contente de m'arrêter bientôt et puis pas trop quand même.

Grand honneur, je suis remplacée, ce qui n'arrive plus que très rarement chez nous, et je le prends comme un grand compliment professionnel ! Je m'apprête donc à former ce jeune padawan à ma patte, lui confier les clés des dossiers et le menacer des pires représailles s'il ne s'éclate pas pendant les quelques petits mois où je ne serai pas là.

Et puis, j'ai comme une petite voix qui me dit que sur MON dossier préféré du moment, j'aurai quelques nouvelles. Non mais !

(Et oui, z'inquiétez pas, je vais bien en profiter, faire gaffe à moi et tout ça, je ne suis pas encore complètement workaholic, loin s'en faut !)

mardi 15 avril 2014

Un samedi comme un feu d'artifice d'émotions

Samedi on a marié des amis, Eric et François Quand je dis "on", c'est une image, bien sûr, on s'est contentés de manifester, par notre présence et nos sourires, notre plaisir à être à leurs côtés, ce jour-là.

C'est curieux comme on sent encore, plusieurs jours après, la magie des émotions qu'ils nous ont transmises, de celles qu'on a fait circuler.

À la mairie, déjà, il y avait une douce euphorie qui plânait, des sourires en pagaille, des oh d'admiration devant de belles tenues, des petits rires qui disaient "on y est, dans quelques minutes ça sera pour de vrai".

Je ne sais pas pour les autres, particulièrement pour ceux d'entre nous qui ont fait plus que quelques manifs et donné des mots de soutien, je pense à ceux d'entre nous qui ont milité depuis des années pour les droits des homos, mais déjà moi sur qui le vit comme sympathisante de l'espèce humaine et pas comme une injustice personnelle, j'avais cette petite peur qu'on ait rêvé, qu'on nous foute dehors, qu'on nous dise que non mais quand on mariera des garçons ou des filles ensemble, les cochons voleront. Une toute petite pointe de peur; parce que ça a été si violent, ça continue à l'être, qu'on doute de la véracité de ce grand bonheur, de ce soulagement.

Mais si, le maire les a mariés et bien mariés, ils ont dit oui avec beaucoup d'application tous les deux.

Je ne peux pas vous dire à quel point les voir rayonnants comme ça, c'était contagieux. Quelque chose qui vous prend aux tripes et vous fait dire que la vie est belle, que si l'amour palpable entre ces deux-là se répandait dans le monde, il en serait plus vivable.

Et puis le soir on s'est retrouvés pour faire la fête. Il y a eu de très belles tenues, dont un certain nombre de kilts fièrement portés. IL y a eu des hôtes aux petits soins, du bon manger. Il y a eu de fort jolis acrobates, encore plus talentueux que musclés. Et il y a eu des mots très forts.

Bien sûr des mots militants, des mots qui racontaient des blessures anciennes, des mots qui évoquaient des douleurs. Mais aussi des mots d'amour si forts qu'on a pleuré, tous, un peu, beaucoup. Qu'on s'est pris dans les bras. Qu'on s'est serré fort. Que chacun d'entre nous ressentait l'amour et l'amitié qui circulaient entre nous, que chacun d'entre nous avait l'impression d'y participer un peu. Contents d'être là, contents d'être ensemble, amis de longue date ou pas, réchauffés par le bonheur ambiant (et quelques mojitos, pour certains).

C'était incroyable, cette sensation, et je crois qu'on peine tous un peu à descendre, encore.

Et puis dans les mariages on danse ! (Enfin pas moi, encore trop douloureuse du bras, déjà trop apataudie par un ventre sphérique). Il y a eu ceux et celles emportés par le démon de la danse qui ont réjoui et fait l'admiration de tous. Il y a eu celui qui a honoré le magnifique Gareth de 4 mariages et un enterrement par son stye très personnel et communicatif de plaisir. L'un des mariés que j'ai découvert, à mon grand étonnement (d'ailleurs pourquoi de l'étonnement ?) roi du dance floor.

Dans les danseurs me restera l'image de François, tétanisé par sa valse, dans laquelle on voyait à la fois un moment un peut compliqué à passer et un grand geste d'amour pour célébrer ce jour avec son tout nouveau mari. C'était bien plus beau que ce qu'il s'imagine sans doute, à regarder.

Merci encore, vous deux, pour cet incroyable journée. C'était plus qu'un bonheur que de partager ça avec vous. Et merci à tous ceux qui ont fait circuler l'amour.

mardi 8 avril 2014

Nous sommes tous des extra-terrestres

L'autre soir, je regardais un documentaire sur l'histoire de la terre sur National Geographique (ou une autre chaîne du câble par là-bas au fond).

C'était fort intéressant, encore que basé sur des parti-pris (sans qu'il soit jamais dit que c'était l'un des parti-pris et non un consensus scientifique).

Bref. Assez vite, donc, on nous explique que la terre a été bombardée de comètes porteuses de glace, qui sont à l'origine de l'essentiel de l'eau sur notre planète. Puis que d'autres comètes ont apporté d'autres particules, et que la combinaison des deux mènerait, un peu après, aux premiers frémissements de la vie.

Du coup je souriais en me disant que le monde dans lequel on vit passe un temps énorme à rejeter celui qui n'est pas comme nous. Alors qu'au fond, on est tous extra-terrestres, si on remonte un peu loin dans nos arbres généalogiques.

Mon Enchanteur qui est plus poète que moi préfère citer l'admirable Hubert Reeves et parler de poussière d'étoiles.

Fort heureusement on a refait consensus un peu plus tard devant la mort des derniers dinosaures (il y avait là un T-Rex qui surjouait un peu, si vous voulez notre avis).

(J'aime beaucoup ces moments où se mélangent rêves éveillés, science qui nous est offerte et rigolades).