La vie et toutes ces sortes de choses

jeudi 15 décembre 2011

Ceux qui insèrent et ceux qui empilent

Avez-vous remarqué ?

Il y a ceux qui insèrent, et ceux qui empilent.

Non ce n’est pas cochon.

Il s’agit des emails.

Pour répondre.

Il y a ceux qui insèrent leur réponse dans le corps du mail original, paragraphe par paragraphe, et ceux qui empilent leur réponse au-dessus.

Je fais résolument partie de la deuxième catégorie, mais il se trouve que je connais beaucoup de gens qui insèrent.

Ca m’amuse, les inséreurs, je me dis que du temps des lettres en papier, peut-être qu’ils auraient passé du temps avec des ciseaux et de la colle, à découper la phrase originale, la coller, puis écrire dessous leur réponse ?

C’est bien fait, la technique, quand même ! Et puis ça épargne de faire copiste ou copieur, d’autant que les lettres en papier, souvent, on les écrit recto verso.

A l’inverse, je dois leur reconnaître plus de sérieux : ils oublient beaucoup moins de répondre à une partie du message et sont moins casse-pieds que les dans mon genre qui répondent et puis renvoient un message « au fait ! » et un autre « et j’ai oublié d’te dire !!! ».

Mais cette tendre moquerie pour les deux parties, hors nous révéler des traits de caractère très parlants sur nos interlocuteurs, n’est surtout qu’un prétexte à dire que j’aime les emails. Les écrire, en recevoir. J’aime que les moyens modernes nous permettent de renouer avec les relations épistolaires (mais pas que).

mardi 13 décembre 2011

J'aime le voir jouer

Puisque le "grand mystère" de l'identité de mon enchanteur est levé [1], il n'aura échappé à personne que ce dernier passe sa vie à jouer.

Heureux homme.

Et moi, j'aime aller le voir jouer.

C'est rare, un métier où c'est non seulement possible mais encouragé d'aller voir les autres travailler, non ?

Et puis surtout, j'aime sa façon de raconter des histoires, de n'être plus tout à fait lui mais son (ses) personnage(s), où parfois je crois l'apercevoir dans l'éclat bref d'un regard, d'un geste qu'il a, aussi, dans la vie. C'est sa capacité à me surprendre chaque fois. A m'embarquer, lui et ses comparses, dans le récit, dans une autre vie, ailleurs, un autre temps.

Je me demande s'il sait à quel point il est capable de m'emmener, de m'émouvoir. S'il le perçoit, vaguement, d'un coin d'oeil, ou dans mes mots, après.

C'est curieux, en parlant d'après, de le retrouver. De le voir réapparaître sous le costume, sous les expressions "d'un autre", de le voir soudain épuisé, et puis, petit à petit, le temps de se refaire le film, de ce qui a été, pas été, de ses sensations, la détente s'installe peu à peu et le revoilà.

J'aime aller le voir jouer, aussi, quand sur le quai de métro samedi, j'ai vu ceci, je n'ai pas pu résister.

Affiche de Cyrano dans le métro parisien

Affiche de Cyrano dans le métro et un clown

Vue des affiches

Allez-y, c'est d'la bonne !

Edit : puisque vous êtes d'humeur joueuse, j'ajoute une vue, et... la réponse à la question soulevée par Raphaëlle, Minium et Pablo suivra, dans quelques heures !

Note

[1] et je rigole très fort à l'idée de mystère, vu qu'un nombre considérable de gens avaient une idée plus qu'assez précise de ce qui se passait avant même que les faits se produisent