La vie et toutes ces sortes de choses

mardi 3 janvier 2012

Tas de bons vieux !

Ca m'ex-as-père.

Cette façon de se jeter des "bonne année !" des "tous mes voeux !" et des "Et surtout... la santé, hein !" à la gueule, au bureau...

Ces messages pseudo personnalisés mais envoyés à des carnets d'adresse entiers (j'ai rien contre les vrais messages personnalisés, ou les vrais messages généraux, mais les faux perso, ça me rend limite hystérique).

Et puis les gens que j'aime, ils le savent bien, que je leur souhaite des tas de belles choses. Y compris entre le 1er février et le 31 décembre, voyons ! Et je sais bien que ceux qui m'aiment m'en souhaitent tout autant, et pas seulement 31 jours par an.

Je sais, je ronchonne.

Je sais, les conventions qui mettent de l'huile dans les rouages sociaux, tout ça.

Je sais.

Il n'empêche que ce qui me plait de plus en plus, pour passer ces fêtes, ce sont des choses assez aux antipodes de ce qui est conventionnellement mis en avant. Pas toujours facile à vendre, c't'affaire. Y en a qui y tiennent, à leur dinde ou à leurs cotillons.

J'ai eu la chance, cette année, de pouvoir vivre les choses à peu près exactement comme ça me convient bien. Avec comme cadeaux précieux, outre des présents sympathiques, des mots importants, du temps partagé, passé ensemble, vraiment. Pas juste côte à côte.

Du coup le retour est un peu étrange.

Et on se jette des "bonne année" de circonstance, plus ou moins inspirés, d'un bout à l'autre de l'open-space.

Arg.

Veux rentrer chez moi.

lundi 2 janvier 2012

Le groumpf

J'ai une liste longue comme le bras de billets en devenir.

Et au moment d'écrire : groumpf.

A vrai dire : je ne suis QUE groumpf.

La faute à des choses qui vont faire rire, je le sens bien. Mon enchanteur qui est à quelques heures de se faire la malle pour deux semaines de vacances, au loin.

C'est pas qu'il n'ait pas mérité de vacances, hein. Mais juste, il n'est pas parti qu'il me manque déjà, et je me languis d'avance des longues heures interminables jusqu'à le serrer de nouveau contre moi...

Et oui, je SAIS que c'est rien, deux semaines. C'est juste bien trop interminable pour moi, c'est tout. Rien à voir avec deux semaines qu'on passerait l'un avec l'autre qui iraient, elles, à toute allure, bien sûr. Chienne de vie.

Groumpf, donc, je suis, et ça ne risque pas de s'arranger dans les jours à venir. Courage à ceux qui supporteront.

jeudi 22 décembre 2011

L'année prochaine, je te dis...

Ca fait des mois que ça m'agace, que ça me pèse, que ça m'horripile...

Quand le père de Cro-Mi prend ses vacances d'entrée de jeu, sachant très bien quelles seront les miennes et que ça se marche dessus.

Quand il se prend 15 jours pour un voyage au bout du monde mais qu'il "n'arrive pas" à faire plus qu'un pont pendant le reste de l'année pour elle.

Et que du coup, la moitié des vacances scolaires qu'elle pourrait passer avec son père, Cro-Mi les passe au centre de loisirs. Et qu'on se partage chichement le peu qui reste.

Ca me pèse parce que ça lui pèse à elle, qu'elle aimerait bien passer plus de deux ou trois jours d'affilée avec lui.

Et ça m'horripile parce qu'à ce compte il est bien facile de dire qu'elle lui manque, qu'il aimerait la voir plus souvent. Sauf quand ça perturbe sa vie de célibataire qui profite, en fait.

Alors l'autre jour, je faisais l'avocat de ma fille, je lui disais que j'aimerais bien qu'il se penche sur un calendrier, qu'il relise les mails où je lui indique mes dates pour éviter de prendre les mêmes congés. "J'ai pas eu le choix". Imparable.

Et que Cro-Mi aimerait bien passer du temps avec lui pendant ses vacances, que ça serait bien pour elle s'il pouvait s'attacher à la prendre pendant ces vacances auxquelles il "a droit", et surtout dont elle a besoin, envie. Et lui aussi, si j'en crois les paroles.

Sauf qu'il ne peut pas ! Trop de boulot ! Trop de choses à faire ! Trop de contraintes dans son équipe ! (et pour partir au débotté au bout du monde, là, y avait moyen. Oui, pile pendant les vacances de la Toussaint).

Alors je fais le disque rayé. Je lui dis qu'il punit tout le monde : lui et surtout, notre fille.

"L'année prochaine, je te dis... j'aurais moins de travail et je pourrais prendre des vacances".

L'année prochaine, oui.

J'espère que oui. Au temps pour le temps perdu ? Et... Comment vous dire que je n'y crois qu'à moitié ?

mercredi 21 décembre 2011

C'est un complot, j'en ai la preuve

Pour ceux qui n'ont pas suivi, il y a un an je me battais avec ma banque pour qu'elle me donne une réponse, positive ou négative, mais une réponse, sur la renégociation de mon prêt, avec quelques paramètres qui changeaient.

Ils ont mis 6 mois à me promener avant de dire non aux motifs les plus dégueulasses qui soient, je pense.

Là, j'ai trouvé un banquier à qui parler qui a pris l'affaire en main, en trois semaines c'était plié, mon prêt était racheté, et je changeais de banque.

Avec un immmmmmense soulagement. Je ne pense pas que mes sous leur manquent, hein, mais par principe.

Comme il advient généralement en pareilles circonstances, j'ai reçu chéquier et carte bleue (enfin marron). Et le code qui permet à cette dernière de fonctionner.

Quand j'ai soulevé le coin du papier qui masquait le code, j'ai cru m'étouffer.

Quelque part entre la rage et l'éclat de rire.

Figurez-vous que mon code de CB est composé d'éléments de dates de naissances du père de ma fille et de celui qui m'a gentiment rendue cinglée peu après le départ d'icelui.

Là, on en rigole, mais à cette époque, j'étais un peu chamboulée dans tous les sens et je vous jure que ça m'a fait bizarre !

Je m'en suis d'ailleurs ouverte à mon banquier à qui parler qui m'a regardée, incrédule, avant de ponctuer sa surprise d'un "ça c'est pas d'bol". Et de me dire : "tu sais, on peut changer, mais vu la chance que tu as, j'ai peur que ça soit encore pire".

On a bien ri.

vendredi 16 décembre 2011

Photo sensible

C'est un drame de ma vie.

(Prononcer cette phrase d'un ton grave autant que pénétré, le front ridé par le sérieux de la situation).

J'aime la photo. Je veux dire : j'aime regarder des photos, quand l’œil du photographe me touche. C'est un mode d'expression qui me parle, qui m'émeut, me fait parfois penser, et tout ce qui s'essuie ensuit.

Photo sensible, donc.

A intervalles réguliers, je me dis que ça serait drôlement chouette si, moi aussi, je faisais de bien jolies photos.

Sauf que : rien à faire. Mes photos sont moches.

Ah ! Que j'envie ceux qui de l’œil composent, perçoivent la lumière, le mouvement. Ceux qui cadrent et ceux qui déclenchent à l'exact moment.

Ceux qui d'un cliché vont raconter une histoire.

Mes photos, elles sont moches. D'abord y a toujours un truc qui gêne dans le cadre. Et puis je ne sais pas. Il semblerait qu'à l'instant où j'appuie sur le bouton, la raison pour laquelle je me suis dit que l'instant était photographiable s'est envolé. Il réapparaît, potentiellement, dès que j'ai remisé l'appareil, d'ailleurs.

A intervalles réguliers, je me dis qu'avec un bon outil je serais motivée pour prendre de jolies photos. Apprendre. Me promener, gagner en patience, essayer, beaucoup rater, et parfois, une à sauver.

Généralement je ricane dans la foulée à me dire que ça serait bien du gâchis.

Et je suis frustrée. C'est un sujet pour lequel j'ai l'impression que ça se travaille, mais ça ne s'apprend pas, vous voyez ce que je veux dire ?

Au moins il me reste le plaisir d'admirer les photos des autres...

(Une que, quand même, j'aime bien...)

Cro Mignonne, automne 2010