Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

mardi 2 octobre 2012

Considérations matutinales

Ce matin, sur le trajet maison-école (5 mn).

- Maman, je n'ai jamais compris pourquoi on appelle le gratin gratin ?

- Facile ma chérie, ça vient de gratter, à l'origine, ça désignait ce qui restait attaché au fond du plat après la cuisson et qu'il fallait racler pour manger, une gourmandise pour ceux qui aiment. Et après, on a donné ce nom aux plats qu'on finit de cuire de façon à former une croûte sur le dessus.

(Texto, fière de moi, 7h55, au taquet)

- Ah oui c'est rigolo !!!

45 secondes d'interruption...

- Au fait, Maman, je me demandais, comment sont venues les pommes ?

- Euh... sur le pommier, ma chérie... (vague sensation que ça ne va pas suffire)

- Non mais la première pomme du premier pommier du premier pépin de pomme ?

Ici, insérez une brève histoire de l'évolution en 1'15''. Puis le constat.

- Non mais tu sais ma chérie, il y a des savants qui sont allés très longtemps à l'école et qui se demandent aussi d'où est sorti le premier pépin de pomme. Elles sont dures, tes questions !

Elle : morte de rire. Contente de s'être instruite.

Légumes d'été

(Une photo sans grand rapport si ce n'est qu'elle a autant adoré les contempler qu'elle était rétive à les manger !)

mardi 25 septembre 2012

Keep your secret secret

Je ricane, depuis hier, aux commentaires sur le sujet : y a-t-il eu ou non faille de sécurité chez Faycebouc ?

Aux peopolitique qui entendent demander des comptes au géant. (Ah cette novlangue journaliste, que c'est... bref).

Or donc, Faycebouc.

Le fait est que ce ne sont ni les paramétrages ni les failles de sécurité qui feront que vos données personnelles (je n'emploie, à dessein, pas le mot "privées") seront à l'abri des regards indiscrets, si vous êtes utilisateur du rézossocio.

C'est Faycebouc qui décide. Ce qu'il fait de vos infos, lesquelles, à qui, et quand.

Point.

Alors on peut décider de s'en foutre. Trouver que l'amusement qu'on y trouve, le côté pratique, sont plus importants que le fait de laisser les clés à une entreprise, aussi "fun" (je ne les trouve pas fun, en fait) soit-elle.

Mais chougner parce que, par accident ou pas, on s'est fait prendre à tenir des propos qui peuvent nous embarrasser à un titre ou à un autre, du cassage de patron aux mots d'amour, de la vacherie sur un copain à notre dernier bilan médical, que sais-je.

C'est vous qui alimentez le système, utilisateurs de Faycebouc. C'est vous qui leur donnez du contenu, et ils se nourrissent sur votre dos, une fois, deux fois, trois fois...

Alors ne soyez pas naïfs à penser que vos paramètres de sécurité vous mettent à l'abri. Si vous vous éclatez sur Faycebouc, amusez-vous bien. Faites-vous plaisir.

Mais ne protestez pas sur un bug, ni sur une indiscrétion. C'est vous qui leur avez donné vos infos.

vendredi 21 septembre 2012

Slow down

Le corollaire de ce changement de poste, c'est d'avoir double mission jusqu'en décembre.

Les journées sont denses, surtout quand, comme c'était le cas cette semaine, on en passe trois hors du bureau.

L'un des avantages, aussi, est d'avoir un nouveau patron vraiment concerné par l'état de ses troupes.

Du genre à suggérer de prendre une journée pour souffler et mieux gérer la surcharge que nous vivons ces temps-ci, plutôt que de vouloir nous mettre la pression à tout prix jusqu'à ce que ça casse.

Pas du genre à faire semblant de le prendre avec bienveillance et à le faire payer en remarques pendant 6 mois.

Du coup après une semaine de boulot épuisante, objectif : trier et traiter les vraies urgences d'ici ce soir et après, week-end de trois jours.

Les quatre suivants seront d'autant plus remplis, mais au moins, il y aura eu une respiration entre les deux.

Ouf.

vendredi 14 septembre 2012

Demêlage

Elle penche sa tête en avant, ses longs cheveux sur le côté, et entreprend, brosse à la main, de les démêler énergiquement.

Il y a dans cette posture, qu'elle adopte volontiers à côté de moi, pendant que je marine dans le bain, l'arrondi enfantin de la joue, encore un peu de maladresse, mais aussi beaucoup de grâce et quelque chose de très féminin.

C'est un cap que de la voir s'occuper du démêlage. Un truc de grande fille, une chose de plus qui l'éloigne des rangs des petits et qui la propulse dans l'enfance tout court.

Fort heureusement pour mon cœur de mère qui trouve que le temps fait bien son ouvrage, mais parfois fort vite, et même un peu trop, je suis encore responsable du tressage.

Chevelure

Chevelure de sauvageonne en plein été.

mardi 11 septembre 2012

A propos d'humains

Ca fait trois fois dans ma vie que je cause aux impôts, pour des questions d'erreurs ou de choses que je ne comprends pas.

Ca fait trois fois que j'ai une réponse archi rapide, documentée, efficace, et qui se soucie de ne pas me pénaliser à cause de leurs erreurs. Chapeau à eux et merci.

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Impression désagréable qu'on entre dans une phase de nos vies où les mauvaises nouvelles, comme celles qui ont émaillé cette année, vont plutôt aller en augmentant. Faire le constat que du coup, autant profiter de ce (ceux) qui va (vont) plutôt que de voir ce qui va mal par pure... non-volonté d'aller bien. Parfois pas si simple.

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Toujours un peu effarée quand on arrive à ne pas se comprendre à un point que c'en est incompréhensible, avec un autre terrien. Voyez le genre ? Toujours du genre à me demander pourquoi ou comment, si oui ou non mon putain de caractère, ou si j'avais fait autrement, et si... Gagner en sagesse et se dire que ce qui compte, ce sont les vrais proches. Ceux qui ont déjà fait la preuve qu'ils acceptent votre soutien quand ils en ont besoin et vous offrent le leur inconditionnellement, pareillement.

Pour ceux là ça vaut la peine de creuser, encore et encore, d'accepter de ne pas se comprendre parfois et de s'entendre souvent, très fort.

Pour les autres... what for ? Après tout, on est 7 milliards, il y a matière à s'occuper dans le monde sans s'offenser que parfois, ça veut pas. Ni en faire des tonnes.

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Heureuse de ma micro tribu, des moments de douceur, de partage, d'amour qu'on s'offre. Ca, ça vaut la peine, plus que tout au monde.