Patchwork de sensations depuis hier.
Une angoisse énorme, la boule au ventre. Et si "l'autre" repassait ?
Les nouvelles tombent au fur et à mesure de la journée. Ca semble être bon.
D'heure en heure ça semble plus solide. La respiration se fait plus large.
L'annonce officielle. Concert de casseroles ravies dans les tours du 13è arrondissement parisien. Nous, pas surpris, pas débordants de liesse, mais quand même, soulagés. On guette à l'est pour moquer l'absence d'arrivée de chars.
Et puis la convivialité, les amis, les bonnes crêpes, le vin aux châtaignes, les rires.
Retour pas très tardif, les gens bourrés au volant, de joie ou de dépit. Tension.
Calme plat dans notre banlieue populaire. La liesse du même nom n'a pas dû gagner, ou alors ils sont tous déjà couchés, ou à la Bastoche. En tout cas tout roupille, Cro-Mignonne incluse.
Nous on zappe un peu, effarés par l'image unique de motards derrière une voiture (y en a qui ont crashé au pont de l'Alma pour moins que ça), en attendant les mots parisiens du nouveau président.
Du soulagement. La sensation que la Marseillaise ne sonne pas pareil selon qui la chante. Le bonheur d'être à deux pour vivre ce moment ensemble, étrenner le quinquennat tous les deux.
L'idée, aussi, qu'il y a des gens pour être dans le même état d'abattement que nous il y a 5 ans. Leur souhaiter d'être moins abimés que nous le sommes au bout de 5 ans.
Espérer un peu de moins pire donc.
(D'ailleurs ça a commencé, grâce aux chars russes, la route était très dégagée ce matin, c'était très agréable de se rendre au travail à cette vitesse, bien que la tête dans le fondement !)