Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

jeudi 3 mai 2012

Jolie petite personne

Hier soir, après le centre, je disais à Cro-Mignonne que j'avais enfin pu parler à la maman du chef de bande des mini malfrats, qu'elle avait entendu ce que je lui avais dit de son fils.

Cro-Mignonne me répond : '' "Tu sais, à propos, l'autre jour, A. [1] est tombé et les autres se moquaient en disant que c'était bien fait pour lui"''

Pause de 5 secondes pendant laquelle je préparais le sermon puis elle reprend d'elle-même :

"Je leur ai dit que ça n'était pas bien de dire ça, qu'on ne devait pas souhaiter que les gens aient mal".

Emotion. Je lui ai expliqué pourquoi j'avais la larme à l'oeil et si fière de l'entendre tenir pareil discours. Qu'il y avait bien des adultes pour n'être pas capables de ce qu'elle venait de faire, de dire.

Elle m'impressionne, ma fille.

Note

[1] l'affreux jojo en question

mercredi 2 mai 2012

T'as voulu voir Vierzon

Finalement, des tracas et des rires, il n'y a rien que de très banal qui s'appelle la vie.

Quand je dis "finalement", c'est pure tournure de style pour attaquer ce billet, car il n'y a pas là aboutissement abrupt d'années de réflexions, mais bien quelque chose dont je suis intimement persuadée depuis longtemps.

Ce qui m'amuse, de longue date, c'est de repérer dans tout ce "la vie" les petites aspérités qui mettent un goût particulier aux journées.

Des riens minuscules qui font qu'on se rappelle ce jour-là qui n'a pourtant rien de fondamentalement différent de sa veille ou de son lendemain.

Ainsi, hier, à une heure à laquelle nous aurions dû dormir depuis longtemps étant donné l'état de fatigue de l'un et l'heure de réveil de l'autre, fous rires répétés sur un petit rien qui ne pouvait faire rire que nous et qu'en raison des circonstances précises qui l'ont amené dans le bavardage.

Mais qui restera, sans doute, longtemps gravé comme sujet de private joke à déclenchement de rires immédiats et de "tu te souviens du jour où on a tant ri à cause de Vierzon".

(Oui je sais, ça paraît étrange, et c'est, forcément, irracontable).

(Il se trouve que je me tords de rire dès que j'entends le nom Vierzon).

(D'ailleurs je vous prends à témoin : j'ai une théorie selon laquelle Vierzon est l'abréviation-code pour "Viens boire un verre à la maison, histoire que ces messieurs aillent, l'air de rien, s'en jeter un derrière la cravate qu'ils ne portaient pas à l'époque sans encourir l'oeil réprobateur, voir castrateur, de leurs épouses. Après de longues recherches de trois minutes hier soir, je suis en mesure de vous informer que Wikipédia ne dément pas, tout porte, donc, à croire que j'ai raison :p)

(Oui je sais, folle à lier, toussa)

vendredi 27 avril 2012

Les joyeusetés des lieux d'aisance

Je ne sais pas (plus) si c'est le cas de toutes les entreprises, mais chez nous, les lieux d'aisance font l'objet d'un véritable sujet de conversation.

Il faut dire, en open space, avec des chiottes bien placés, il y a matière à fournir des observations.

Tenez, mon étage, par exemple. Il a une forme d'éclair, un peu, mon étage.

Et alors que les cagoinsses hommes sont à chaque bout du couloir qui forme le "centre" de l'éclair, pour les femmes, c'est à chaque extrémité.

Cette configuration donne, du coup, lieu à d'étranges manèges.

Il y a trois représentantes féminines du territoire étranger "de l'autre côté de la porte battante" qui, au lieu de fréquenter les gogues de leur zone, viennent de notre côté (soit bien plus loin de leur bureau), afin que leur collègues ne les voient pas aller aux toilettes.

Que nous autres les voyons et n’ayons aucun doute sur leur nature de notre passage les gêne moins, curieusement.

Un jour en pénétrant moi-même dans le temple sacré de la pause pipi, j'ai entendu une bribe de conversations de deux d'entre elle évoquant l'embarras qu'elles auraient qu'on les voit, de leur côté, entrer aux cabinets. Le fait qu'il n'y ait rien, de notre côté, qui justifie le déplacement hors, précisément, le lieu de leur visite, et que donc leur absence prolongée et leur départ vers chez nous ne laisse aucun doute ne semble pas les émouvoir.

Il faut croire, qui plus est, qu'elles s'y livrent à des activités plus honteuses que le commun des mortels qui a, lui, pour principale préoccupation, de se déplacer le moins possible pour "y" aller !!!!

Ceci dit, je m'amuse des codes implicites qui régissent le partage des toilettes en communauté : ne pas entrer dans une cabine fraichement laissée libre, laisser la porte grande ouverte qu'on ait produit des choses odorantes ou pas...

Toute une série de lois non écrites qui feraient les délices d'un sociologue spécialisé dans le sujet !!

lundi 23 avril 2012

En bref

Amusement répété ces derniers jours à voir que devant l'école de Cro-Mi / double bureau de vote, aucune affiche plus à droite que celle de l'extrême-centriste béarnais n'arrivaient à tenir sur les panneaux d'affichage.

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Papa mieux, de jour en jour.

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Panne de voiture qui m'a coûté un jour de boulot, vendredi, journée passée pour l'essentiel dans le parking avec mon gentil garagiste venu voir ce qu'il pouvait faire. Marre, un peu.

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Dimanche volé au planning des représentations. Un devoir civique rempli à la sueur de nos pieds, si j'ose dire, mais quand même, malgré les galères, le plaisir d'être nous deux, sans aucun des deux qui doit aller travailler. C'est si rare, c'est précieux. Belle journée malgré tout.

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Non je ne pense pas qu'il y ait près de 20% de fachos en France. Et qu'avant de faire des analyses lapidaires de café du commerce, il faut analyser, contextualiser, et constater que la dame a fait une campagne habile dans sa ligne habituelle : dédiaboliser. Elle a convaincu des gens qui n'auraient jamais voté pour son père qu'elle était moins pire. Parmi ces gens, de tout. Des odieux racistes à des monsieur et madame tout le monde qui ont pensé que c'était un vote de premier tour possible.

Après tout, y a bien des gens qui ont promis le retour des goulags à ceux qui annonçaient le vote Mélenchon, et bien comme réaction, ce n'est pas plus con (ni plus intelligent).

Quoi qu'il en soit pour moi la ligne est claire : mettre fin à l'ère qui vient d'occuper nos cinq dernières années. Et puis les législatives pour que l'Assemblée ne soit pas qu'un vague process d'entérination de décisions déjà prises. Qu'on gouverne comme nous, électeurs, le souhaitons, et pas comme ils ont décidé pour nous, pour reprendre la conclusion du Super Rebelle Alévèque.

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Plus que 5 jours et c'est un we de 4. Yeah yeah yeah.

mercredi 18 avril 2012

Un peu plus de légereté

Les nouvelles sont, pour ceux qui ne les ont pas lues hier soir, bonnes, et au lieu de foncer droit dans la catastrophe, mon papa est équipé pour repartir d'un pied alerte et maugréer sur le monde qui tourne de travers.

C'est curieux comme on ne sent jamais autant la tension qu'une fois qu'elle commence à se dissiper. Je respire plus large, je ris plus sonore, il me semble.

La voix de maman est mieux timbrée dans le téléphone aussi, et les sons sont enrichis de notes joyeuses.

Alors soufflons, respirons, rions, vivons, tout ça, puisque ça nous est offert.

Youpi.