Sacrip'Anne

« Oui, je sais très bien, depuis longtemps, que j’ai un cœur déraisonnable, mais, de le savoir, ça ne m’arrête pas du tout. » (Colette)

jeudi 5 avril 2012

Un peu de beaucoup de fatigue

Accumulations, ces temps-ci.

Souffle retenu autour d'un cœur bientôt retapé, on le souhaite.

Boulot qui merde, enfin qui merde, qui n'offre plus le réconfort de venir travailler dans une ambiance avec un peu de "plus". Du coup, les journées sont longues, pesantes.

Cro-Mignonne qui fait chier, un peu. J'imagine que c'est aussi de sentir les choses bouger un peu autour d'elles qui lui donne besoin de vérifier où sont les limites. Mais les limites sont facilement atteintes... Et ce matin je suis partie très fâchée contre elle, elle, indifférente. Minage de plus pour les heures à venir.

Alors je m'accroche à mes petites pensées : papa va au mieux vu les circonstances, maman avait une belle voix de qui ne semble pas aller trop mal au téléphone, mon Enchanteur est là, si présent et attentionné dans mes fragilités du moment, si prompt à chercher comment me faire du bien. Les copains, les rires, les projets. Ce CV qu'on me dit être bien. Un week-end au soleil près des parents qui s'approche. Un week-end de trois jours, l'espoir de souffler un peu.

Tout pour essayer de ne pas, à la moindre toute petite peccadille, déborder de l’œil et des nerfs.

Vivement que les choses se posent, qu'on se repose...

mercredi 4 avril 2012

Doser

Ces jours de bureau ci, tout est dans le dosage.

De la prise de recul, de la prise de conscience. Du déplaçage d’œufs dans d'autres paniers. De paris sur l'avenir.

De courtoisie polie mais pas hypocrite mais pas plus que de la courtoisie.

J'avais tellement pas besoin de ça...

Ou bien si.

J'avais besoin de ça pour me coller un coup de pied magistral aux fesses.

Et prendre les gentillesses et la gratitude d'hier de ceux pour qui on travaille comme carburant pour tenir jusqu'à renouvellement de la situation.

C'est ça. Faisons cela.

Seulement mercredi, donc.

lundi 2 avril 2012

3,27 km

Hier il faisait beau à Paris et c'était tant pis, puisque Franck Paul appelle de ses vœux une balade photos délugesque.

Alors on s'est fait violence et on est quand même partis se promener.

Et il n'y avait aucun doute, c'était le printemps.

Il y avait des empilements de ponts...

Empilement de ponts

... des pauses sandwiches qui ont précédé des pauses gaufre...

Pause sandwich

... des rameaux verdoyants pour les Rameaux...

Printemps aux Rameaux

... un crayonneur Poppinsesque...

Craies à la Mary Poppins

... un cadenas qui ne sert à rien (??)...

Cadenas

... et le signe indubitable que même sur la plus petite place de Paris, c'est le printemps...

Printemps place Dauphine

Ah ! Et j'ai oublié de parler de la bonne compagnie pour le goûter !

Photo

Je ne sais pas combien de photos ont été prises en tout au cours de ces 3,27 kms et quelques (on a pas eu le chiffre cumulé après la pause), mais ça a fait du bien au rose du nez et aux soucis.

Alors merci les coupaings pour la promenade et tout le reste.

(Un peu plus de la promenade ici)

jeudi 29 mars 2012

Les niveaux sont bas

Oh lala, la réserve d'empathie et de capacité d'écoute est bien basse, ces temps-ci.

Il faut dire, y a de l'énergie en masse qui est mobilisée en permanence vers un bout du Sud. Où on pratique par ailleurs un drôle d'humour, je trouve. Curieux que de dire à un néo cardiaque que oui oui, on va l'opérer, dans les 15 jours, mais quand ?

Alors on pense à celui qui n'a pas de date sur laquelle accrocher ni ses angoisses, ni le démarrage de la suite, forcément.

C'est dur d'être si loin, certains jours.

Et puis je garde ce que je peux du reste pour les ultra proches.

Ce qui fait que clairement, quand on est pas dans les proches, c'est pas un moment où il faut trop me chercher, ça mord vite et fort. Non mais.

Heureusement le printemps. Heureusement l'arrondi velouté des joues de ma fille, son rire qui finit étranglé dans la gorge quand je la chatouille. Heureusement l'incroyable regard de mon Enchanteur, ses bras, ses tendresses, ses rires.

Contraste permanent qu'est la vie.

mardi 27 mars 2012

Pollens

C'est, indubitablement, le printemps à Paris.

Qui dit printemps dit, habituellement, rhume des foins et crises d'asthme pour la mistinguette jolie qui me tient lieu de fille.

Sauf que cette année, rien n'a démarré dès le plus doux de fin février.

Ni même après.

Et si, vaguement, elle a le nez qui goutte au réveil, rien à voir avec la tête de boxer qu'elle arbore généralement au printemps si on ne la médicamente pas.

Alors au début, je n'ai rien dit, pour ne pas attirer l'attention.

Et puis hier matin il y avait petite, toute petite alerte, alors on s'est dit qu'on s'en occuperait le soir.

Le soir tout allait bien. On s'est demandé si on prenait les médicaments ou si on attendait.

"On attend", me dit Cro-Mi.

Alors nous voilà campées sur nos pieds au milieu des vagues de pollens successives. A voir passer les unes, puis les autres. En espérant gagner du temps sur la tête de boxer, et sur les crises d'asthme.

Et pourquoi pas, rêvons-nous un peu, un petit organisme qui se défendrait mieux ?

On verra. En attendant, déjà un mois de gagné sur les médicaments.

Cro-Mignonne et les fouilles archéologiques

(Et pourtant, sur le lieu de ce chantier de fouilles archéologiques où l'on cherche des fossiles de dinosaures et qui fut longuement utilisé ce week-end, les arbres pullulent, les graminés graminent, les pollens pollènent et toutes ces sortes de choses !)