Il y a celles et ceux qui savent et puis les autres.
La sortie annuelle des chats chez le vétérinaire. On sait tous qu'on devrait faire bosser nos bestioles toute l'année pour les acclimater à leurs sacs ou boîtes de transport. On le sait. Peu le font.
Moi, vous voyez, à la faveur d'un achat de sac à dos à matou, j'avais sorti l'autre sac de portage, et semé des friandises dedans tous les jours. Ah ! Quelle motivation à venir fouiller les sacs pour déguster les œufs de Pâques planqués dedans.
En revanche, le jour J à l'heure H (hier), toujours aussi chiant que d'habitude de les mettre dedans (il faut commencer par Maïa qui a un talent exceptionnel pour l'escapologie. Compter trois échecs pour une victoire. Puis ObiWan, beaucoup plus trouillard et manipulable (mais plus difficile à attraper).
Bref, deux chats vaccinés plus tard, nous rentrions, Cro-Mi et moi, quand bim, je sens ma cheville se tordre et rien ne peut empêcher la chute.
Comme c'est la question que tout le monde m'a posée : je portais Maïa dans le sac à dos, la chute a, pour elle, été amortie par... moi. Elle a eu peur, elle va bien. Heureusement car à l'aller j'avais ObiWan en bandoulière et je ne suis pas sûre qu'il s'en serait aussi bien tiré.
Bref, me voici excédée (je me suis déjà vautrée de tout mon long à cause d'un tapis sournois chez des amis il y a quoi ? Trois semaines ?), sonnée, douloureuse et sur le pavé. Je sais que la cheville gauche va moyen mais c'est surtout mon coude et mon genou qui me parlent fort.
Cro-Mi récupère les chats pour les ramener (il faisait chaud, on était au soleil), et moi je me regroupe en repoussant les gentils passants qui me proposent qui de me relever (pas en me tenant par ce bras, madame, merci mais non merci), qui en me proposant un verre d'eau (j'ai pensé à Alana, forcément).
Me voici debout, je claudique jusqu'à la maison, un genou rouge vif et gonflé, une cheville douloureuse, le coude hurlant et le bras pas terrible.
Fast forward : deux entorses, deux tendinites, pas très grave. Je marche. Lentement. Mais je marche. Je peux allonger et replier mon bras mais en m'y prenant en douceur et lentement. Les mouvements de torsion sont pénibles (et ça complique : tout).
Comme l'a souligné ma mère : je savais déjà à l'avance que cette sortie serait pénible.
Mais les chats sont en pleine forme et moi, j'aurai oublié d'ici quelques jours, j'aimerais juste tenir sur mes pieds un peu plus fiablement, en ce moment. Pas une énorme demande, si ?
Bref.
On me dit en privé que j'écris peu, qu'on s'inquiète. C'est gentil.
Je ne suis pas bavarde, en effet, ces jours-ci. Je crois que je finis de digérer des choses, qu'elles sédimentent et que j'ai besoin de les laisser se déposer, de prendre connaissance de la nouvelle disposition.
Mais ça va, même, ça allait plutôt bien, jusqu'à cette chute. Enfin ça va toujours bien, j'ai juste un peu, moyen, mal, au corps et à la dignité.
(Je ris de la blague de ceux qui me connaissent très bien.
— Sur une échelle de 1 à 10, vous mettez combien à votre douleur ?
— Laquelle, de douleur ?
— Celle qui vous amène aujourd'hui.
— Euh... 5 ?
— (Chœur de ceux qui connaissent mes seuils de tolérance à la douleur :) un bon 8, docteur !)
Pour la peine, une chanson qui me terrifiait, enfant, et que je continue à détester alors qu'elle fait rire le reste du monde.
Il y a des journées pas tout à fait comme les autres, aujourd'hui en est une pour moi. Une journée à nouvelles, une immense, une moyenne.
Je suis partie, quelques minutes plus tôt que d'habitude, arrivée à l'arrêt de bus en même temps que le véhicule en question.
Il y a un truc rigolo avec les bus. Plus personne ne fait signe au conducteur, soit que tout le monde trouve évident qu'on est massés à un arrêt, avec pas en avant vers le bord du trottoir et que c'est un signe suffisant pour indiquer au chauffeur de s'arrêter. Soit qu'aucun ne considère que c'est son job plutôt que celui d'à côté de lever la main. Au point que l'autre jour, un chauffeur m'a dit, pendant que je le saluais et validais mon passe Navigo du même élan, "la prochaine fois faut faire signe". Pourquoi à moi plutôt qu'aux 15 autres personnes qui attendaient, nul ne le sait, d'autant - mais il n'est pas au courant - que je suis souvent la seule à héler. Bref. Le truc rigolo. Très souvent, quand vous faites signe au chauffeur avec un grand sourire (et là vous m'imaginez telle l'héroïne qui lève le bras en plein Manhattan pour choper un taxi), ce dernier s'arrête... pile devant vous. Evidemment je ne devrais pas vous livrer ce secret, et puis si ça se trouve, ça n'est valable que sur la ligne 235 entre Gare du Stade et Les Courtilles (et inversement).
Quoi qu'il en soit, je suis arrivée à l'arrêt de bus en même temps que ce dernier, lui ai fait signe et mon plus beau sourire et il s'est arrêté à mes pieds, si j'ose dire. Salutations cordiales assorties du bip du valideur, la journée était lancée.
En sortant à Liège, j'avais à peine fait quelques pas que je me suis trouvée face à face avec un type absolument magnifique. Du genre tellement beau que ça en est presque ridicule. Alors bon, j'ai souri en le croisant, il m'a souri, et c'est probablement l'échange le plus poussé que nous aurons jamais, mais ça rend le talon un peu plus enthousiaste sur le bitume. La journée commençait bien.
Et puis je suis passée sous l'échafaudage de la rue Montcey qui est en rénovation, et pile au moment où je tournais la tête côté rue, je vois par la fenêtre du bungalow de chantier un des ouvriers torse nu, en train de se changer. "Quel bonheur, des hommes beaux pleuvent sur mon chemin, si ça n'est pas de bon augure !" me suis-je dit, avant de m'arrêter en voyant la gardienne de l'immeuble sur le point de sortir, pour la saluer.
On s'est dit bonjour, et qu'il faisait bon, ce matin. Elle m'a dit que je lui portais bonheur quand elle me voyait (je ne crois pas qu'elle gagne au Loto mais qu'elle voulait dire que ça lui faisait plaisir, nos bonjours souriants et nos micro bavardages), je lui ai répondu que j'aimais ça, moi aussi, voir son grand sourire quelques minutes avant de commencer ma journée de travail.
Arrivée au bureau, on s'est échangé des blagues avec l'une des femmes de ménage et des compliments sur nos styles du jour (son pantalon, mon eye-liner) avec l'autre. Je suis allée boire mon café sur le toit en prenant quelques photos, tout en me disant que les augures étaient avec moi.
De fait, l'immense nouvelle est excellente : Cro-Mi entrera en deuxième année de médecine à la rentrée. Quelle belle récompense après ces deux années de travail acharné. Fière et impressionnée, je me disais que bon. Même si on s'arrêtait là, ça m'irait bien, l'autre nouvelle attendue (qui me concerne) n'aura pas le même impact sur nos vies.
Mais quand même, tous ces augures, ça a dû me faire pousser des ailes, parce que si je suis assurée de mon avenir, j'ai poussé une porte que je n'avais pas souhaité pousser jusque-là. Rien ne dit, aujourd'hui, ce que je trouverai derrière. Mais juste de l'avoir fait, et la façon dont ça a été accueilli... je suis contente. C'est déjà une reconnaissance en soi.
(Mon bébé entre en médecine !!! Vous vous rendez compte ?)
Il y a cette sorte d'amnésie du temps d'avant les enfants. On croit qu'à la dernière fête de l'école terminée, on va récupérer un mois de juin normal, quoi que normal puisse bien vouloir dire.
Mais non, le monde entier veut "boucler" avant le grand exode estival, on se retrouve noyés dans des agendas chaotiques à survivre comme on peut à un rythme effréné, une sociabilité poussée dans ses derniers retranchements. Le tout assaisonné à la sauce canicule.
Et c'est ainsi que, de promenades aux alentours du Pont-Neuf en concert (la délicieuse Aldous Harding, avec les chouettes Vera Ellen en première partie), de récupération d'une tante à l'aéroport, avec montage de deux projets de week-end entre la sortie de l'avion et l'entrée dans le parking, en dîners pieds nus dans l'herbe chez des amis, de passage express de mes parents 'à la capitale' en journées cinés avec mon benjamin[1], nous étions déjà à mi-mois.
Vivons le kairos.
Et puis la semaine dernière, un spectacle au collège, quand même, ne pas perdre les bonnes habitudes, encore des amis, dont des hôtes retrouvés après un long moment, cette bouffée d'amour à constater la joie de se revoir, mes aïeux, même si ça m'a valu un cassage de gueule ridicule (rien de cassé, que des bleus et courbatures, mais une dignité envolée pour une période indéfinie). Matisse, en amicale compagnie, dont on ne vantera jamais assez la meilleure qualité : être exposé dans des endroits climatisés. Quelques imprévus, ici et là, qui s'annoncent, un dernier week-end avec "petit" fiston avant un long moment, une amie qui passe à Paris (on lui rend la politesse de la grosse chaleur dans laquelle elle nous a reçus, gens bien élevés que nous sommes, option déluge compris).
Et nous serons en juillet.
Tempus fugit et toutes ces sortes de choses.
Je ne regrette pas les kermesses, oh non.
Je suis à la fois enchantée de ce mois intense, et un peu en quête de calme, aussi, juste un moment, une sieste, une brise fraîche.
C'est pas pour me vanter, mais il fait chaud, en plus, vous avez remarqué ?
The Velvet Underground - Who loves the sun ?
Note
[1] J'ai adoré la conversation qu'on a eue en expédiant un kebab, après Le Vertige, justement un petit peu vertigineuse pour un môme de pas tout à fait 12 ans, et il a bien aimé The Christophers, moi plus modérément, mais avec un petit coup de cœur pour la question sous-jacente : "peut-on connaître quelqu'un à travers de sa façon de créer de l'art".
Samedi dernier j'étais en vadrouille ciné - solo - puis duo - photo - discussions. Pardon pour la voix, j'ai fait ça quasi au saut du lit, sinon je ne sais pas si j'aurais fait (manque de temps, petit questionnement sur la nécessité de partage).
Pour celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas mettre le son, voici ce que j'y raconte :
Samedi, je sortais du Forum des Halles où j'avais vu The Plague, et où j'ai dû en catastrophe m'acheter une casquette parce que j'avais rendez-vous Place du Châtelet et qu'il pleuvait. Et puis, à peine dehors, j'ai évidemment sorti mon appareil photo. J'aime bien, en photo de rue, ne pas chercher forcément la photo extrêmement spectaculaire, mais juste attraper ce qui m'attrape, l'œil à moi.
Et parfois c'est tendre, parfois c'est moqueur, parfois c'est documentaire, parfois c'est raté, parfois c'est réussi. Il y a deux photos[1] dans cette série que j'aime vraiment beaucoup, que je suis contente d'avoir faites.
Évidemment j'ai jeté celles que je n'aimais pas du tout. Je ne vous ai pas infligé la soirée diapo façon années 70, enfin je n'espère pas.
Il faisait les quatre saisons, il a fait gris, pluie, puis grand soleil, puis des nuages. Et comme vous l'avez aperçu, on avait émis l'idée avec la personne avec qui j'avais rendez-vous d'aller voir la caverne de JR sur le pont Neuf. Pour quelqu'un qui aime bien se lancer des défis sur l'exposition, j'ai été abondamment servie puisque j'ai vu... la caverne avec abondance de soleil, puis un gris plombé, puis entre les deux. Va pour mon grand projet de bien exposer à la prise de vue, de façon à avoir le moins de développement possible à faire, car je suis une feignasse, il faut le savoir, et ça vaut en photo comme pour le reste.
C'est évident dans la théorie, dans la pratique, c'est un petit exercice... pour lequel il faut accepter de se planter beaucoup. Et parfois, de temps en temps, de sortir à peu près ce qu'on avait envie de sortir. En tout cas, c'était une très chouette promenade sous tous les temps. On a parlé d'art pas mal. Je vais aller plus loin dans le billet en dessous de la vidéo. Tout le monde s'en fout, donc ne lisez pas si vous ne voulez pas.
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L'art, donc.
Je crois qu'au-delà des œuvres même, ce que je cherche c'est le regard singulier de l'artiste sur le monde. Pour plein de raisons. D'une part je n'en peux plus de ce monde où on se conforme le plus possible pour avoir l'impression de mériter sa place. J'aimerais que les gens n'aient pas besoin de croire en une idée dominante pour chaque instant de leur vie. J'aimerais les voir scintiller (ou pas) tels qu'en eux-mêmes, chacun guidés par l'acceptation que l'autre n'a pas besoin d'être comme nous pour que la vie fonctionne. Juste, qu'on fasse gaffe les uns aux autres et qu'on se donne le loisir d'être, tout bêtement.
En attendant, les artistes. Leur regard. Je crois qu'il y a quelque chose de l'ordre de la reconnaissance, dans ce qui me porte. Ah. D'autres weirdos qui ont dû se sentir seuls plus souvent qu'à leur tour. Et puis une façon de ne pas chercher la reproduction de la réalité, mais une interprétation personnelle, emplie de tout ce qu'ils sont.
Mon rapport à l'art, il y a dedans ce qui me tient debout, mais il tient aussi de la faim impossible à rassasier. Chaque œuvre qui m'attrape est une porte ouverte vers d'autres, à l'infini. Ces dernières années j'ai pu pour la première fois de ma vie explorer, découvrir, rattraper avec avidité, sans freins autres que le temps et les euros.
Mais : ça isole. Je vois bien que la plupart des gens ont un rapport à la culture qui tient du divertissement. Les gens qui te demandent une idée de film ou de livre mais "pas trop intello" ou "cérébral".
Ça se trouve comment, l'équilibre entre savoir fonctionner avec les gens de la vraie vie et ce à quoi on aspire, l'envie de partager, de s'enthousiasmer à plusieurs ?
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Je réfléchissais hier à ma conversation de samedi avec ma compagne de promenade. Art, famille, amour. Famille. Occupation du moment. Je repensais à Father, Mother, Sister, Brother de Jim Jarmusch. Ce film, il raconte quelque chose de très fin sur le moment où les enfants ont avec leurs parents des rapports adultes. Comment cet amour éperdu qu'on a pu, si on a de la chance, avoir eu pour eux, nos seules boussoles, nos points d'ancrage, peut continuer quand on se rend compte qu'ils ne sont que des humains, avec leurs névroses, leurs angoisses, leurs loupés. Ce que ça nous a fait. On a envie de les aimer avec la même pureté, on s'agace qu'ils nous en empêchent. Ou au contraire, on a des comptes à régler. Ou on leur planque qui on est, comme on a l'impression qu'ils ne nous ont pas dit tout sur eux.
Ce film, c'est curieux, il continue à infuser en moi, des mois après et là, de retour du boulot, j'étais posée avec un chat sous chaque main, je regardais le merveilleux documentaire, Rolling in Paris, que Léa Rinaldi a consacré à la partie parisienne du film.
Et paf, la révélation.
La gardienne d'immeuble dans le film de Jarmush, c'est Françoise Lebrun, Veronika dans La maman et la putain, que j'ai vu très récemment. Dans le mauvais ordre pour l'identifier chez Jarmusch. Enfin ce regard triste, cette voix qui a un peu changé, mais pas tant, oui, ça m'évoquait quelque chose quand j'ai vu le plus ancien des films, mais bon. Je n'ai pas cherché plus loin et plus de cinquante ans ont passé entre les deux. Elle a changé. Pas tant.
Et mon Jim (je l'aime tellement que oui, une fois de temps en temps, c'est "mon Jim") de la remercier d'avoir mis ses molécules dans le film.
Un univers s'ouvre à moi. Je prends pleinement mesure de l'amour du cinéma de ce mec, je me rends compte qu'il y a tant de minuscules hommages que je n'ai pas vus, encore, en plus de ceux que j'ai déjà reconnus. J'ai envie de re-revoir tous ses films, d'examiner tous les plans, d'y chercher les pépites presque invisibles. Le montré/caché, en plus, ça me parle tellement. Combien de personnes font le lien ? (Ne vous moquez pas, les vrais cinéphiles pas dilettantes, dotés de savoir et de mémoire. Rien n'abimera la merveille qu'était cette révélation, hier soir.)
Plus je lis, vois, écoute, plus je me rends compte que c'est minuscule à côté de ce qu'il y a à lire, voir, écouter. Ça fait plus que me tenir en vie, ça m'excite, ça me donne envie. Et tant pis si la tâche est impossible à finir, tant pis si je meurs avant d'avoir fait le tour.
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Lundi, au bureau, pour des raisons que seul le monde du travail en 2026 peut expliquer (et encore), je me suis retrouvée à manger des chipolatas sous la pluie, habillée de blanc. En résumé. Juste avant on avait fait un Burger Quiz à 500, dans le théâtre en face.
J'ai vu pas mal de gens dégaîner ChatGPT pour tenter de répondre, en se plaignant que les questions étaient cheloues.
Mal au monde, mal au monde, mal au monde. ChatGPT versus l'intelligence débile de l'humour absurde de Chabat et ses auteurs.
Envie de soupirer : ça n'est pas un jeu pour gagner, c'est un jeu pour pétiller des neurones, et rire.
Merde.
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Heureusement, samedi, hier soir, l'art.
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J'allais vous mettre un morceau de SQÜRL parce que mon Jim. Lien logique. Mais j'ai écouté ça, hier soir. C'est beau. Cadeau.
Mouse
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(Et après un billet fleuve et décousu, la meuf trouve que ça ne vaut plus la peine d'écrire, tellement, vu que personne ne va lire ce billet jusqu'au bout, ou le trouver bizarre, enfin bref.)
De loin, il n'y a rien qui ne va pas, enfin un peu d'incongruité. Que fait-elle là, dans la rue, pas à sa place, seule de son espèce ?
Si le regard fait plus que passer dessus, si l'œil s'arrête vraiment, alors, en s'approchant, apparaissent les trous. Pas très graves, seulement pas très beaux.
L'assise défoncée de trop d'usure.
Pas vraiment hors service. Rien qu'un peu de soin ne pourrait réparer.
Mais elle n'est plus au goût du jour et pas assez uniquement antique pour valoir le temps ni le coût de la réparation.
Et puis elle est seule, la solitude, ça ne plaît pas, de nos jours. Ça effraie, ça repousse.